Maladies rhumatismales auto-immunes : une activité physique régulière est essentielle

Par Juliette Pouyat - Journaliste scientifique Publié le 28/04/2021 Mis à jour le 30/04/2021
Actualité

Pratiquer une activité physique régulière permet aux personnes atteintes d’une maladie rhumatismale auto-immune (lupus, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite…) de réduire leur risque cardiovasculaire généralement accru par la maladie.

Pourquoi c’est important

Les maladies rhumatismales auto-immunes (lupus, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite) sont le résultat d'un déséquilibre du système immunitaire conduisant à la production d'anticorps contre le propre organisme du patient, en particulier au niveau des articulations, des muscles, des ligaments et des tendons. Les traitements médicamenteux (anti-inflammatoires, immunosuppresseurs…) n’empêchent pas le patient de développer certaines comorbidités.

Les personnes touchées par l'une de ces maladies auto-immunes ont notamment un risque accru de développer une athérosclérose, un facteur de risque cardiovasculaire bien connu. Le risque de crise cardiaque est deux fois plus élevé pour les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde que pour les personnes en bonne santé. Pour les personnes atteintes de lupus ou de rhumatisme psoriasique, l'incidence des événements ischémiques (crise cardiaque, angor et accident vasculaire cérébral) est entre deux et cinq fois plus élevée. 

Dans une nouvelle étude parue dans la revue Rheumatology, des chercheurs ont évalué l’impact d’une activité physique régulière sur la fonction vasculaire de personnes atteintes d'une maladie rhumatismale auto-immune.

L’étude

Les chercheurs ont réalisé une revue et une méta-analyse de la littérature scientifique : ils ont analysé les résultats de 10 études menées sur 355 personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde, de lupus ou encore de spondylarthrite. Les participants ont suivi des programmes d'exercices tels que de la marche dans un parc ou sur un tapis roulant, du cyclisme stationnaire, de l'entraînement fractionné à haute intensité (HIIT) et du renforcement musculaire. En moyenne, les programmes ont duré 12 semaines.

Les résultats montrent que l’exercice physique améliore significativement la fonction endothéliale des petits et des grands vaisseaux. Selon les chercheurs, l’activité physique peut être considérée comme une stratégie thérapeutique efficace pour réduire le risque cardiovasculaire chez les personnes souffrant de ce type de maladies auto-immunes.

L’inflammation chronique associée à la maladie rhumatismale auto-immune ainsi que l’utilisation de médicaments anti-inflammatoires provoquent des changements dans la structure et la fonction des vaisseaux sanguins, notamment au niveau de l’endothélium. Les artères se durcissent progressivement et ne peuvent plus se dilater lorsque cela est nécessaire. Les altérations de la fonction vasculaire, en particulier de la fonction endothéliale, sont considérées comme des marqueurs initiaux de l'athérosclérose.

En pratique

Les personnes atteintes d’une maladie rhumatismale auto-immune ont intérêt à pratiquer une activité physique régulière (au moins 150 minutes par semaine) : c'est un bon anti-inflammatoire naturel.

L’alimentation est également une alliée de choix pour réduire les symptômes de ces maladies :  privilégiez les aliments anti-inflammatoires - les aliments d’origine végétale riches en antioxydants, les aliments riches en oméga-3, les épices - et évitez les aliments à index glycémique élevé.   

Une supplémentation en vitamine D peut également s’avérer utile, notamment en cas de déficit.

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