Abandonnées dans les années 70, les recherches sur les atouts thérapeutiques des psychédéliques reviennent sur le devant de la scène ces dernières années, portées par une demande accrue en psychiatrie.
La prise d’antidépresseurs augmenterait le risque de thrombose veineuse.
Avec le mode de vie moderne (alimentation ultra transformée, sédentarité, stress, etc.), le nombre de personnes touchées par la dépression croît beaucoup. Or, les nombreux médicaments disponibles censés la combattre ne sont pas dépourvus d’effets secondaires, qui vont parfois à l’encontre du but recherché. Une récente méta-analyse vient de conclure qu’ils augmentaient probablement le risque de thrombose veineuse.
La thrombose veineuse est l’obstruction d’une veine par un caillot sanguin (ou thrombus dans le jargon médical). Selon la veine atteinte, si le caillot se détache, il peut soit provoquer une embolie pulmonaire, soit un accident vasculaire cérébral.
Des chercheurs ont analysé 8 études d’observation portant sur la dépression, l’utilisation d’antidépresseurs et le risque de thrombose veineuse.
Après analyse, les scientifiques ont remarqué une incidence plus élevée de thrombose veineuse chez les personnes en dépression (+31 %) par rapport aux non-dépressifs, chez celles consommant des antidépresseurs tricycliques (+ 16 %), ou des inhibiteurs de la sérotonine (+ 12%) et les autres catégories d’antidépresseurs (+ 59 %) par rapport à celles qui n'étaient pas sous traitement.
Pour confirmer ou pas cette association statistique, il faudra toutefois attendre des expériences qui étudieront le mécanisme pouvant l’expliquer.
Environ 45 millions de boîtes d'antidépresseurs sont prescrites chaque année en France. Environ 6 % des Français en consomment donc toute l'année.
L'efficacité des antidépresseurs les plus prescrits (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et/ou de la noradrénaline) a été remise en cause par une méta-analyse de 2017 d'essais cliniques, selon laquelle les bénéfices de ces médicaments apparaissent plus réduits qu'on ne l’imaginait, y compris dans les dépressions sévères, et que leur intérêt dans les cas de dépression légère à modérée est, au mieux, douteux.
Les antidépresseurs ont par ailleurs de nombreux effets indésirables comme les troubles sexuels mais, plus grave, des études ont trouvé un risque accru de pulsion suicidaire. Les antidépresseurs pourraient aussi nuire au bon fonctionnement de nombreux organes dans tout le corps.
Si vous souffrez de dépression, il faut évidemment consulter un médecin, et avant tout traitement évoquer avec lui ces trois points :
Si vous êtes à risque de dépression (parce que vous en avez déjà fait une par exemple) :
Agir sur le mode de vie permet de limiter le risque de dépression. Voici quelques conseils qui pourraient vous aider :
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