4 moyens originaux pour booster son cerveau

Par Lanutrition.fr Publié le 13/06/2012 Mis à jour le 21/11/2017
Enquête

L’exercice physique, la méditation, la musique et les jeux vidéos améliorent les capacités de notre cerveau et nous aide à être « multitâches » dans les moments d’intense concentration.

De bonnes raisons pour se (re)mettre au sport

Besoin d’améliorer votre mémoire pour les révisions d’exams ? Prenez le temps, faites du sport, une demi-heure tous les jours. Non seulement l’activité physique améliore les capacités intellectuelles mais en plus, elle permet un meilleur sommeil, et donc une meilleure concentration (1).

Les souris semblent aimer courir dans leurs roues et d’après des chercheurs, cet exercice physique augmenterait le nombre de neurones dans le cerveau des rongeurs. Ces souris « accros » à la roue ont également de meilleures performances à des tests de mémoire et sont plus réceptives à l’apprentissage que les souris fainéantes (2 et 3). Chez les hommes, des chercheurs ont montré qu’une activité physique régulière pendant 15 jours améliore les capacités du cerveau, diminue le risque de démence et de dépression. Et il suffit de peu pour améliorer ses performances : des personnes âgées qui sont restées inactives toutes leurs vies peuvent rebooster leur cerveau en prenant de bonne résolutions, comme un peu de marche à pied quotidienne (4 et 5).

Quels sont les mécanismes qui entrent en jeu ? Selon les chercheurs, l’exercice physique augmente l’afflux de sang vers le cerveau, qui lui même apporte davantage d’oxygène et de nutriments pour nourrir les cellules. Mais les chercheurs ont aussi identifié une substance, appelée BDNF (brain-derived neurotrophic factor) dont la sécrétion est augmentée par l’activité physique et qui joue un rôle fondamental dans l’entretien, la multiplication et la communication des neurones (6).

Pour en savoir plus : Reprendre le sport, de Patrick Seners

La musique améliore les capacités de concentration

Si la musique adoucit les mœurs, rend-elle plus intelligent ? Il y a quelques années, une étude avait suggéré qu’en écoutant Mozart, on pouvait augmenter les capacités du cerveau. Des parents s’étaient alors rués vers les rayons des disquaires pour leur progéniture mais pour quels résultats ? En effet, une étude plus récente montre que pour être efficace, la musique doit être appréciée par celui qui l’écoute : des chercheurs ont comparé l’effet de la musique de Blur ou de Mozart sur des enfants de 10 à 11 ans. Résultat : le groupe « pop » a eu de meilleur résultat au test que le groupe « classique » (7 et 8). Une autre étude a montré en 2000 que les élèves qui ont écouté du Mozart ou du Bach dix minutes avant le début d’un test de mathématiques n’ont pas eu de meilleurs résultats que les autres (9).

Cependant, la musique est réputée apaiser les patients souffrant d’anxiété, d’insomnie, d’hypertension, de dyslexie ou même de démence (10 et 11). La musique pourrait même aider les bébés prématurés à grossir pour rattraper leur poids normal et quitter l’hôpital plus tôt.

Quel est le rapport entre la musique et le cerveau alors ? Des scientifiques ont comparé la taille du cerveau de musiciens et de non musiciens. Résultat : trois parties, le cortex, responsable de la fonction motrice, le cervelet impliqué dans des fonctions cognitives variées et le corps calleux qui relie les quatre lobes entre eux, se sont révélés plus gros chez les musiciens (12). Des études ont montré que les enfants qui suivent des leçons de musique sont plus aptes à s’organiser, à se concentrer et à se repérer dans l’espace (13).

Restez zen pour améliorer la confiance en soi

Un « om » par jour peut éloigner le médecin pour toujours. La méditation a de nombreux effets : l’anxiété et le stress diminuent, le sommeil est amélioré, les troubles dépressifs mineurs sont atténués, le système immunitaire est renforcé (14). Une équipe de chercheurs chinois a recruté 40 étudiants à qui ils ont proposé des séances de méditation à raison de 20 minutes par jour. Au bout de 5 jours les cobayes rapportaient déjà une baisse notable de leur niveau de stress et d’anxiété. Les chercheurs ont également constaté que leur niveau de cortisol, l’hormone du stress, avait diminué (15). Chez les personnes qui méditent beaucoup, une partie du cerveau est particulièrement active pendant la méditation : le cortex préfrontal gauche, une aire du cerveau associée aux émotions positives (16). Chez ces experts de la « zénitude », la méditation booste le fonctionnement du système immunitaire.

Pour en savoir plus :  5 minutes le matin, du Dr David O'Hare

Les jeux vidéo : avec modération

Les jeunes qui jouent à des jeux vidéo quelques heures par semaines font trois fois moins d’erreurs de calcul que les enfants ou adolescents qui ne jouent jamais. Ce qui fait dire aux scientifiques que les jeux d’ordinateur améliorent la dextérité mentale, la coordination des yeux, la perception spatiale et la reconnaissance des formes. Les joueurs ont également une meilleure attention, sont plus adroits et gèrent mieux les informations (17 et 18). Ces performances sont rattrapables pour les retardataires : un non joueur qui débute verra ses capacités cognitives augmenter rapidement (19). Dans certains cas, les jeux vidéo permettent de développer entre joueurs une certaine solidarité (20). Mais sommes-nous tous égaux face aux jeux vidéo ? Apparemment pas, puisque une étude a montré que chez les hommes, le jeu est associé au plaisir et active davantage les circuits de « la récompense » du cerveau. En moyenne, les hommes sont deux fois plus nombreux à se déclarer « accros » aux jeux vidéo par rapport aux femmes. Cependant, si vous comptez améliorer vos performances avec quelques séances de jeux par semaines, méfiez vous car de nombreuses études ont fait le lien avec la violence : à l’échelle mondiale, les jeux vidéo seraient en partie responsables de la montée de la violence. Donc à consommer - ou, si vous êtes parent - à dispenser avec modération (21).

Bibliographie

(1) Paparrigopoulos T, Tzavara C, Theleritis C, Soldatos C, Tountas Y. Physical activity may promote sleep in cardiac patients suffering from insomnia. Int J Cardiol. 2008 Dec 22.

(2) Clark PJ, Brzezinska WJ, Thomas MW, Ryzhenko NA, Toshkov SA, Rhodes JS. Intact neurogenesis is required for benefits of exercise on spatial memory but not motor performance or contextual fear conditioning in C57BL/6J mice. Neuroscience. 2008 ep 9;155(4):1048-58. Epub 2008 Jul 1. PubMed PMID: 18664375.

(3) Aberg E, Perlmann T, Olson L, Brené S. Running increases neurogenesis without retinoic acid receptor activation in the adult mouse dentate gyrus. Hippocampus. 2008;18(8):785-92.

(4) Van der Borght K, Havekes R, Bos T, Eggen BJ, Van der Zee EA. Exercise improves memory acquisition and retrieval in the Y-maze task: relationship with hippocampal neurogenesis. Behav Neurosci. 2007 Apr;121(2):324-34.

(5) Van Praag H. Neurogenesis and exercise: past and future directions. Neuromolecular Med. 2008;10(2):128-40. Epub 2008 Feb 20. Review.

Shin MK. [Effects of an exercise program on frontal lobe cognitive function in elders.]. J Korean Acad Nurs. 2009 Feb;39(1):107-15.

(6) Wu CW, Chang YT, Yu L, Chen HI, Jen CJ, Wu SY, Lo CP, Kuo YM. Exercise

enhances the proliferation of neural stem cells and neurite growth and survival of neuronal progenitor cells in dentate gyrus of middle-aged mice. J Appl Physiol. 2008 nov;105(5):1585-94. Epub 2008 Sep 18.

(7) Schellenberg EG, Hallam S. Music listening and cognitive abilities in 10- and 11-year-olds: the blur effect. Ann N Y Acad Sci. 2005 Dec;1060:202-9.

(8) Jausovec N, Jausovec K, Gerlic I. The influence of Mozart's music on brain activity in the process of learning. Clin Neurophysiol. 2006 Dec;117(12):2703-14. Epub 2006 Oct 6.

(9) Bridgett DJ, Cuevas J. Effects of listening to Mozart and Bach on the performance of a mathematical test. Percept Mot Skills. 2000 Jun;90(3 Pt 2):1171-5.

(10) Besson M, Schön D, Moreno S, Santos A, Magne C. Influence of musical expertise and musical training on pitch processing in music and language. Restor Neurol Neurosci. 2007;25(3-4):399-410.

(11) Tam C, Schwellnus H, Eaton C, Hamdani Y, Lamont A, Chau T. Movement-to-music computer technology: a developmental play experience for children with severe physical disabilities. Occup Ther Int. 2007;14(2):99-112.

(12) Patston LL, Hogg SL, Tippett LJ. Attention in musicians is more bilateral than in non-musicians. Laterality. 2007 May;12(3):262-72.

(13) Moreno S, Marques C, Santos A, Santos M, Castro SL, Besson M. Musical training,influences linguistic abilities in 8-year-old children: more evidence for brain plasticity. Cereb Cortex. 2009 Mar;19(3):712-23. Epub 2008 Oct 1.

(14) Seeman TE : Religiosity/spirituality and health. A critical review of the evidence for biological pathways. Am Psychol 2003, 58(1):53-63

(15) Yi-Yuan Tang, Yinghua Ma, Junhong Wang, Yaxin Fan, Shigang Feng, Qilin Lu, Qingbao Yu, Danni Sui, Mary K. Rothbart, Ming Fan, and Michael I. Posner Short-term meditation training improves attention and self-regulation PNAS published October 11, 2007, 10.1073

(16) Gupta N, Khera S, Vempati RP, Sharma R, Bijlani RL. Effect of yoga based lifestyle intervention on state and trait anxiety. Indian J Physiol Pharmacol. 2006Jan-Mar;50(1):41-7.

(17) Dye MW, Green CS, Bavelier D. The development of attention skills in action video game players. Neuropsychologia. 2009 Jul;47(8-9):1780-9. Epub 2009 Feb 7.

(18) Lanningham-Foster L, Foster RC, McCrady SK, Jensen TB, Mitre N, Levine JA.

Activity-promoting video games and increased energy expenditure. J Pediatr. 2009

Jun;154(6):819-23.

(19) Boot WR, Kramer AF, Simons DJ, Fabiani M, Gratton G. The effects of video game playing on attention, memory, and executive control. Acta Psychol (Amst). 2008 Nov;129(3):387-98.

(20) Gentile DA, Anderson CA, Yukawa S, Ihori N, Saleem M, Lim Kam Ming, Shibuya A, Liau AK, Khoo A, Bushman BJ, Rowell Huesmann L, Sakamoto A. The effects of prosocial video games on prosocial behaviors: international evidence from correlational, longitudinal, and experimental studies. Pers Soc Psychol Bull. 2009 Jun;35(6):752-63.

(21) Ybarra ML, Diener-West M, Markow D, Leaf PJ, Hamburger M, Boxer P. Linkages between internet and other media violence with seriously violent behavior by youth. Pediatrics. 2008 Nov;122(5):929-37.

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