Médecine alternative et cancer : mortalité accrue pour ceux qui refusent les traitements classiques

Par Julien Hernandez Publié le 24/07/2018 Mis à jour le 31/07/2018
Actualité

Les patients atteints d’un cancer qui adhèrent aux médecines complémentaires rejettent plus souvent les thérapies conventionnelles que les autres et ont par conséquent un risque de mortalité plus important.

Pourquoi c’est important

Si les traitements anticancer sont plus efficaces qu’il y a 30 ans, le cancer continue néanmoins de tuer beaucoup de personnes. Et le développement des thérapies alternatives vient jeter le trouble chez les patients qui cherchent à éviter les effets secondaires souvent lourds des chimiothérapies et radiothérapies. Mais rejeter complètement les traitements conventionnels peut s’avérer une stratégie risquée : selon une récente étude  publiée dans le Journal of American Medicine Association, de part ce refus, ces personnes auraient jusqu’à deux fois plus de risques de mourir que celles qui suivent les thérapies standard avec ou sans médecines complémentaires.

L’étude

Des chercheurs ont examiné la base de données américaine du cancer et ont récolté 1 901815 dossiers de patients au total : des cancers du sein, de la prostate, du poumon et du côlon. Tous étaient nonmétastasés. 

Les scientifiques ont examiné les taux de survie globale, de risque de mortalité et d’acceptation des traitements conventionnels des maladesqui adhéraient aux médecines alternativespar rapport à ceux qui se contentaient des thérapies classiques. Et ils ont découvert plusieurs choses concernant ces patients, notamment : 

  • Un risque de mortalité plus élevé (jusqu’à 2,08 fois plus).
  • Un refus plus important des traitements conventionnels. Cette adhérence faible aux traitements classiques est, selon les chercheurs,la cause principale du risque de mortalité accru carles patients adhérant aux médecines complémentaires sans refuser les thérapies classiques ont un risque de mortalité similaire au groupe contrôle. 7 % refusent la chirurgie contre 0,1 % dans le groupe témoin, 34 % la chimiothérapie contre 3,2 % et 53 % la radiothérapie contre 2,3 %.

Les auteurs de l’étude précisent que les thérapies complémentaires existantes, aussi nombreuses soient-elles, peuvent être utilisées. Mais comme leur nom l’indique, elles doivent seconder les thérapies conventionnelles afin d’améliorer la qualité de vie des patients et/ou l’efficacité des traitements. Cependant, aucune n’a fait ses preuves dans la guérison du cancer sans les traitements classiques. 

En pratique

De nombreuses pratiques, à commencer par l’activité physique et l’alimentation, mais aussi certains suppléments, le yoga, le Qi Gong, la méditation, etc. peuvent vous aider à améliorer votre qualité de vie, l’efficacité de vos traitements, vos chances de guérison et même diminuer vos risques de récidive. Cependant, pour espérer guérir d’un cancer, il faut coupler ces thérapies complémentaires avec les traitements classiques. C’est d’ailleurs ce que souligne la diététicienne-nutritionniste Magali Walkowicz concernant le régime cétogène.

Lire aussi : Tumeur au cerveau : l'espoir du régime cétogène (abonnés)

Surtout, n’arrêtez pas vos traitements, mais discutez avec votre équipe soignante de toute pratique alternative que vous envisagez de suivre. 

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