Abandonnées dans les années 70, les recherches sur les atouts thérapeutiques des psychédéliques reviennent sur le devant de la scène ces dernières années, portées par une demande accrue en psychiatrie.
Une alimentation à index/charge glycémique élevé(e) pourrait augmenter le risque de dépression ou aggraver cette dernière, selon une récente étude.
La dépression est la maladie psychologique la plus fréquente dans le monde. Elle touche environ 3 millions de personnes en France. Sa gravité est variable et, souvent, elle profite du manque de soleil et du froid pour sévir. Néanmoins, en plus des facteurs environnementaux, le mode de vie joue un rôle clef dans le développement de la dépression : isolement social, sédentarité… et mauvaise alimentation. Concernant cette dernière, la qualité des glucides que l’on ingère pourrait s’avérer importante contre la dépression.
Une récente revue systématique parue dans European Journal of Nutrition fait la lumière sur les liens entre index glycémique, charge glycémique et dépression. Les chercheurs ont rassemblé des données provenant de plusieurs types d’études (transversales, cohortes, essais cliniques randomisés), les ont analysées avec divers outils statistiques, et ont obtenu les résultats suivants :
Pour parvenir à une conclusion définitive, les scientifiques affirment qu’il faudra des études supplémentaires car les résultats divergent trop.
Si l’on ne sait pas encore si l’index et la charge glycémique ont un impact sur le risque de dépression, on dispose en revanche de beaucoup de données attestant de l’effet bénéfique du régime méditerranéen (qui est une alimentation à faible index/charge glycémique) en prévention et en traitement de la dépression.
Pour prévenir un éventuel risque de dépression vous pouvez suivre un mode de vie méditerranéen et prendre un complément de vitamine D d’octobre à mars ou à l’année (si vous vivez au-dessus de Lyon).
Si vous suivez des patients dépressifs, vous pouvez envisager, en plus de la thérapie classique, de leur suggérer des adaptations alimentaires.
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Abandonnées dans les années 70, les recherches sur les atouts thérapeutiques des psychédéliques reviennent sur le devant de la scène ces dernières années, portées par une demande accrue en psychiatrie.
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