Près d'un tiers des personnes gravement atteintes par le COVID présenteraient des anomalies au niveau de différents organes, cinq mois après leur sortie de l'hôpital.
Pour l'EFSA, six vitamines et quatre minéraux influencent notre immunité et donc notre capacité à lutter contre la COVID-19. Une étude espagnole récente a examiné plus attentivement les preuves scientifiques les concernant.
La pandémie de COVID-19 met en difficulté nos systèmes de santé, notamment parce qu’elle est due à un virus nouveau, pour lequel les remèdes manquent. Face à cette menace, il apparaît important que chacun préserve ses défenses immunitaires, afin d’être armé pour lutter au mieux contre cette infection.
Dans cette optique, notre organisme a besoin d’être correctement approvisionné en nutriments essentiels, vitamines et minéraux en tête. L’EFSA – l’Autorité européenne de sécurité des aliments - considère que six vitamines (A, C, D, B6, B9 et B12) et quatre minéraux (zinc, fer, cuivre, sélénium) sont essentiels à une bonne santé immunitaire.
Voir aussi : Les bons gestes face au coronavirus
Des chercheurs espagnols publient dans la revue Nutrients une synthèse des connaissances sur les nutriments indispensables dans le cadre de la pandémie de COVID-19. Ils se sont concentrés sur les six vitamines et quatre minéraux déjà cités par l’EFSA. Leur analyse incluait des études réalisées dans dix pays européens : Espagne, Belgique, Italie, Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Portugal, Allemagne, Danemark, Finlande.
Globalement, les pays dans lesquels les apports en micronutriments étaient insuffisants souffraient plus de la COVID-19. Plus précisément, les chercheurs ont trouvé que :
Les personnes dont les apports en vitamines D, C, B12 et en fer étaient les plus élevés avaient le moins de risque de contracter la COVID-19 et d’en décéder. Il y a également des facteurs génétiques qui prédisposent certaines personnes plus que d’autres à des déficits en micronutriments.
L’étude met en évidence l’importance de la vitamine D et du fer pour la santé immunitaire. Par conséquent, pour prévenir la COVID-19, il semble important que les personnes à risque de déficit connaissent leur statut en vitamine D et se complémentent si besoin, d'autant plus que nous entrons dans la période automnale.
Lire aussi : Combien de vitamine D prendre en hiver ?
Cette étude suggère que pour préparer son organisme à une possible infection par le coronavirus il vaut mieux avoir des apports suffisants en :
Ces vitamines et minéraux peuvent se trouver dans l’alimentation ou, à défaut, dans des compléments multivitaminés. Normalement, une alimentation équilibrée apporte une quantité suffisante de micronutriments. Cependant, dans certaines situations, comme un diabète de type 2, les besoins en micronutriments peuvent être supérieurs à la moyenne. De plus, les personnes obèses ont souvent des déficits en vitamines.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Près d'un tiers des personnes gravement atteintes par le COVID présenteraient des anomalies au niveau de différents organes, cinq mois après leur sortie de l'hôpital.
Une bonne soupe chaude : voilà un traitement réconfortant prôné depuis des siècles pour soigner les infections de l'hiver. Une analyse récente de quatre essais cliniques apporte aujourd'hui une validation scientifique à ce « remède de grand-mère ».
L’expansion progressive du moustique tigre, vecteur de plusieurs maladies tropicales, devient un enjeu de santé publique en France. Focus sur la dengue, une infection virale particulièrement inquiétante.