Plus de 100 chercheurs et médecins demandent qu’on utilise la vitamine D contre la Covid-19

Par Thierry Souccar Publié le 14/12/2020 Mis à jour le 14/12/2020
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La vitamine D pourrait aider à contrôler les risques d’infections et de complications, mais de nombreuses inconnues demeurent. Lisez les arguments de ces médecins.

Dans une lettre ouverte publiée le 9 décembre 2020, une centaine de spécialistes de la vitamine D  interpellent les gouvernements, les médecins et les professionnels de santé pour qu’ils préconisent une prise accrue de vitamine D comme moyen de lutte contre l’infection au coronavirus.

Ils s’appuient à la fois sur la biologie de la vitamine D, qui intervient dans plusieurs aspects de la fonction immunitaire, mais aussi sur les données récentes montrant que :

  • des taux élevés de vitamine D sont associés à un risque d’infection plus faible,
  • des taux élevés sont associés à un risque de complications plus faible,
  • des études d’intervention suggèrent que la vitamine D pourrait être un traitement efficace.

La plupart de ces études sont des études d’observation, qui ne permettent pas normalement de décrire une relation de cause à effet, mais une association. Cependant, soulignent-ils, la nature de cette association remplit les critères dits de Bradford-Hill, une condition qui permet de considérer que la vitamine D joue un rôle causal dans le risque infectieux et de complications.

Les auteurs de la lettre considèrent qu’il faut atteindre des taux sanguins de 30 ng/mL (75 nmol/L) au moins, alors que les autorités sanitaires considèrent généralement qu’à partir de 20 ng/mL (50 nmol/L) on n’est plus en déficit. Les doses nécessaires pour y parvenir varient d’une personne à l’autre, mais les signataires recommandent de prendre 2000 à 4000 UI/jour, même en l’absence d’un dosage sanguin. Chacun des signataires indique d’ailleurs en fin de lettre les doses qu’il conseille, et celles qu’il prend, ces dernières allant de fait de 2000 à 4000 UI par jour. 

Ils demandent que le taux de vitamine D soit mesuré chez tous les patients hosla-communautelisés, et qu’il leur soit prescrit le cas échéant de la vitamine D3 ou du calcifédiol, une forme trois fois plus puissante, pour atteindre au moins la barre des 30 ng/mL.

Ils soulignent enfin que la vitamine D présente peu de risques de toxicité et que le risque de déficit ou de carence est supérieur à celui de la supplémentation. « La vitamine D est beaucoup plus sûre que la dexaméthasone, le traitement qui a montré les bénéfices les plus importants. »

Selon eux, il est inutile d’attendre de nouveaux essais cliniques pour augmenter l’utilisation d’un nutriment aussi sûr.

Lire aussi : Covid-19 et vitamine D : les recommandations de LaNutrition

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