Pour une santé métabolique optimale, le respect de l'équilibre acide-base pourrait être crucial

Par Sarah Amiri Publié le 14/07/2020 Mis à jour le 16/07/2020
Actualité

Une alimentation acidifiante a été associée au diabète et à l'hypertension dans une méta-analyse récente.

Beaucoup de paramètres cardiométaboliques (pression artérielle, métabolisme du sucre…) sont fortement associés à l’alimentation. L'alimentation occidentale actuelle, riche en produits céréaliers raffinés, en sucres et en protéines animales et pauvre en légumes, herbes et fruits est globalement acidifiante. Ce qui pourrait conduire à une acidose chronique silencieuse... mais aussi peut-être aussi à un déséquilibre de ces paramètres métaboliques.

Ce que dit l’étude

Dans une méta-analyse de 14 études, les chercheurs ont tenté d’éclaircir le lien entre une alimentation acidifiante un certain nombre de paramètres métaboliques (pression artérielle, glycémie à jeun, résistance à l’insuline, taux de Hb1ac…) ainsi que le risque d’hypertension, d’hyperglycémie et de diabète de type 2.

Les données des participants ont été récoltées grâce à des questionnaires alimentaires.

Résultats : les scores élevés d’alimentation acidifiante via le calcul de l’indice PRAL et de la NEAP (production nette d’acide endogène) sont associés à un risque plus important de diabète et d’hypertension artérielle. Plus précisément, les participants ayant l'alimentation la plus acidifiante étaient aussi ceux présentant les déséquilibres métaboliques les plus importants.

Le respect de l'équilibre acide-base semble donc protéger des principaux troubles cardiométaboliques. Et une bonne santé métabolique assure un fonctionnement correct du système immunitaire, limitant aussi le risque d'inflammation.

En pratique

Il semble assez logique qu’une alimentation acidifiante augmente les risques de trouble métaboliques et de diabète lorsqu’on regarde l’indice PRAL des aliments. Les aliments acidifiants sont en effet ceux qui sont les plus consommés (céréales raffinées et leurs dérivés, fromages, viande et charcuterie, poissons, œufs, etc.), et les alcalinisants ceux qui sont les plus boudés (légumes, fruits, herbes aromatiques, épices...). Mais il ne s'agit pas de diaboliser des aliments, ce qu'il faut c'est respecter l'équilibre entre aliments acidifiants et aliments basifiants.

Dans son Guide de l’équilibre acide-base (nouvelle édition), Florence Piquet, diététicienne-nutritionniste, conseille une alimentation « composée de 80 % d’aliments alcalinisants et de 20 % d’aliments acidifiants (comme celle de nos ancêtres d’avant l’ère du Néolithique). » C’est à ce ratio que l’on s’aperçoit l’importance fondamentale que doivent avoir les fruits, les légumes et les herbes aromatiques dans notre alimentation, comme l'indiquent aussi les recommandations de LaNutrition dans La meilleure façon de manger.

Pour en savoir en plus, lire : Le guide de l’équilibre acide-base (Nouvelle Édition)

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