L’activité physique, essentielle pour prévenir l’infection au COVID-19

Par Sarah Amiri Publié le 21/04/2020 Mis à jour le 21/04/2020
Actualité

Une étude récente suggère que l’exercice physique pourrait aider à prévenir ou réduire la gravité de la détresse respiratoire liée au COVID-19. Découvrez comment.

Pourquoi c’est important

Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) n’est pas une exclusivité du coronavirus, il peut être le résultat de multiples situations pathologiques. Il touche entre 3 et 17 % des patients atteints de COVID-19. Par ailleurs des recherches françaises et étrangères ont mis en exergue qu’une part importante des patients victimes de SDRA présente une obésité modérée à sévère.

Pour en savoir plus, lire : COVID-19 : l’obésité, un facteur de risque des formes sévères

Une nouvelle étude s’est intéressée aux mécanismes par lesquels l’activité physique pourrait prévenir les formes graves de l’infection au nouveau coronavirus. 

Pour le Dr Yan (université de Virginie), auteur d'une étude qui vient de paraître sur l'acitivité physique et le Covid-19, « les seuls conseils de protection que vous entendez maintenant, c'est soit une distanciation sociale, soit un respirateur, comme si tout ce que nous pouvions faire était d'éviter l'exposition ou de compter sur un respirateur pour survivre si nous sommes infectés… Or 80% des patients confirmés atteints de COVID-19 ont des symptômes légers sans besoin d'assistance respiratoire. La question est de savoir pourquoi. Nos découvertes sur une enzyme antioxydante endogène fournissent des indices importants et nous ont conduit à développer une nouvelle thérapie pour le SDRA causé par COVID-19 ».

L’étude

À l’origine de cette protection par l’activité physique se trouve donc, selon ces chercheurs américains, un puissant antioxydant nommé superoxyde dismutase extracellulaire (EsSOD).

Ce puissant antioxydant lutte contre les radicaux libres. Nos muscles fabriquent naturellement l'EcSOD lors de l’exercice physique. En effet, les recherches suggèrent que même une seule séance d'exercice augmente la production de cet antioxydant. Pour le Dr Yan, « L'exercice régulier a beaucoup plus de bienfaits pour la santé que nous ne le pensons. La protection contre cette grave maladie respiratoire n'est qu'un exemple parmi d'autres ».

L'étude de Yan suggère également l'EcSOD comme traitement potentiel du SDRA. La thérapie génique, par exemple, pourrait un jour être utilisée pour augmenter la production de l'antioxydant afin que sa présence protectrice dans les poumons soit renforcée chez les patients luttant contre le COVID-19. 

En pratique

L'EcSOD est liée au zinc, qui est nécessaire à sa production. Veillez à en consommer suffisamment, d'autant que ce minéral se montre protecteur contre les infections.

Continuer à bouger et à pratiquer une activité physique régulière en cette période de confinement, est certes difficile et un peu moins motivant, mais c’est essentiel. D'ailleurs, les autorités continuent de l'autoriser dehors. En plus de cette potentielle protection contre les infections, le sport aide aussi à garder le moral, un sommeil de qualité et une bonne forme physique.

Pour maintenir un niveau d’activité physique correct, il est conseillé d’intégrer dans votre journée au moins deux routines sportives, entre trois et quatre fois par semaine de préférence à heures fixes pour mieux les respecter, pour les trois autres jours de la semaine, les promenades d’une heure sont à privilégier pour une récupération optimale.

Exemples de séance courte : 3 fois/semaine

Exemples de séance longue : 3 fois/semaine

De plus, en ligne les cours de sport en libre accès ne manquent pas : applis, vidéos, programmes …

Pour en savoir plus, lire : Une séance de musculation pour l’ensemble du corps (Abonné)

Durant cette période, on peut être tenté de passer plus de temps devant la télévision mais il faut savoir saisir cependant toutes les bonnes raisons de bouger : bricoler, trier, jardiner, nettoyer, ranger…

Pour en savoir plus, lire : Confinement : 5 conseils pour ne pas prendre de poids (et peut-être en perdre)

En revanche, il faut être attentif, car cette relation entre sport et immunité peut aussi être inversée. Un surentraînement (durée et intensité) peut conduire à affaiblir les défenses immunitaires et notamment à altérer le mucus respiratoire (qui est une barrière contre les virus) tout en épuisant les réserves antioxydantes pour lutter contre le stress oxydatif produit par l’activité physique.

Pour en savoir plus, lire : Sportif : Comment faire de l’exercice sans diminuer l’immunité

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