Tout savoir sur la candidose chronique

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Dans ce dossier, vous retrouverez tout ce qu'il y a a savoir sur la candidose : symptômes, alimentation préventive et curative, traitements complémentaire et le témoignage d'un patient.

Sommaire

1
Qu’est-ce que la candidose chronique?
2
L'alimentation anti-candidose
3
Les remèdes naturels de la candidose chronique
4
Candidose chronique : « Ma vie était devenue un enfer »
1 Qu’est-ce que la candidose chronique?

Maladie peu connue, rarement diagnostiquée mais très répandue, la candidose est une infection due à la levure Candida albicans. Elle ne doit pas être prise à la légère. 

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 16/10/2018 Mis à jour le 29/11/2018

Dans l’intestin résident de nombreux micro-organismes et lorsque cette flore intestinale est équilibrée, ces micro-organismes vivent en harmonie. Parmi eux se trouve une levure nommée Candida albicans.

En temps normal, cette levure est inoffensive. Cependant, si le microbiote intestinal vient à être perturbé, elle peut se développer de manière démesurée et provoquer une candidose chronique. 

La candidose chronique apparaît donc lorsqu’il y a un déséquilibre du microbiote intestinal. Dans ce cas, Candida albicans change d’état en devenant un champignon, ce qui lui permet de se propager, de passer outre le système immunitaire.

Lorsque le taux de Candida dépasse le taux normal, il peut vite se répandre dans tout le système gastro-intestinal et même rejoindre la circulation sanguine pour se propager dans tout l’organisme. 

On retrouve diverses formes de candidoses digestives : 

  • Candidose orale/buccale 
  • Candidose œsophagienne 
  • Candidose gastro-intestinale 

Quels sont ses symptômes ? 

Lorsque le Candida albicans se développe de manière excessive, il produit des agents chimiques toxiques (toxines) qui peuvent engendrer des symptômes très variables en fonction de l’endroit colonisé, et le type de colonisation : 

  • Une fatigue chronique inexplicable : on se lève fatigué, on se couche fatigué. On devient irritable, ce qui peut se terminer aussi en dépression. La candidose chronique est un des facteurs du syndrome de fatigue chronique. 
  • Des troubles nerveux : troubles de la mémoire, difficultés à se concentrer, agitation, irritabilité, changement d’humeur, anxiété prononcée, sommeil irrégulier voire parfois insomnie. 
  • Des troubles digestifs chroniques : brûlures d’estomac, sensation de satiété très rapidement atteinte, ballonnements, diarrhée, constipation ou alternance des deux.
  • Des troubles allergiques : apparition progressive d’une hypersensibilité à certains aliments, cosmétiques, parfums, produits de nettoyage, odeurs (peinture, essence…). 
  • D’autre troubles variés : acné, gingivite, migraines, prurit anal et cutané, infections urinaires, menstruations irrégulières et/ou douloureuses 
  • Prise de poids ou impossibilité de perdre du poids

Malheureusement il n’existe aucun test de diagnostic de la candidose chronique. Certains médecins prescrivent la recherche de champignon dans les selles, mais ce test est peu fiable à cause de nombreux faux négatifs.

Il est possible de réaliser des recherches d’anticorps dans le sang contre le Candida ou dans les sécrétions vaginales, mais ces résultats sont souvent inconstants. Le diagnostic va essentiellement être fondé sur le tableau clinique du patient. 

Quels sont ses facteurs de risque ?

La candidose est une maladie opportuniste qui profite de la fragilité de la flore intestinale pour s’installer et se propager. Certaines personnes sont plus susceptibles d’être affectées par cette infection : 

  • Les nouveau-nés : à cause de l’immaturité de leur système immunitaire et d’un microbiote incomplet.
  • Les personnes âgées : de par un appauvrissement des fonctions immunitaires, des anomalies métaboliques dues à l’âge ainsi que les nombreux médicaments prescrits.
  • Les personnes atteintes d’une immunodéficience (comme celle due au virus du SIDA) à cause d’un système immunitaire très faible.
  • Les patients atteints de cancers, à cause de leurs traitements très lourds qui détruisent le microbiote et le système immunitaire.
  • Les personnes sous traitement antibiotique : en déstabilisant/détruisant l’équilibre du microbiote, les médicaments antibiotiques ouvrent la porte à la prolifération de la levure. 
  • Les personnes qui mangent mal : une forte consommation de sucre, d’aliments ultra-transformés mais aussi plus généralement une alimentation peu équilibrée contenant peu de végétaux induisent un risque de déséquilibre du microbiote et donc une contamination par Candida

Lire aussi : 10 règles pour bien manger

2 L'alimentation anti-candidose

Le premier traitement d'une candidose interne est l'alimentation. Voici ce qu'il faut faire pour enrayer l'infection et s'en protéger par la suite.

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 05/11/2018 Mis à jour le 29/11/2018

Lorsque le système immunitaire est affaibli, du fait d’une maladie, d'une antibiothérapie récente ou d'un déséquilibre du microbiote intestinal, le Candida albicans peut en profiter pour se développer. Cette levure, normalement inoffensive lorsqu’elle est contenue par les bactéries intestinales bénéfiques, profite d'un terrain favorable pour se multiplier et se balader dans le système digestif et parfois même au-delà.  

Pour pouvoir éradiquer définitivement la mycose, les mesures hygiéno-diététiques qui suivent sont souvent préconisées. 

Règle n°1 : supprimer les produits sucrés et les aliments industriels

Il faudrait limiter et, mieux, éliminer les sucres qui favorise la croissance des champignons. Donc éviter le saccharose, les sodas, les gâteaux, les aliments ultra-transformés (ou les sélectionner en faisant attention à la liste d’ingrédients, celle-ci ne doit pas contenir de sucre ajouté sous toutes ces formes : sirop de glucose, maltodextrine, sucre inverti…).

Lire aussi : Comment se désintoxiquer des aliments ultra transformés

Règle n°2 : Eviter les aliments fermentés ou contenant des levures

Il s'agit du pain, des fromages fermentés (roquefort en particulier), des pâtes à pizzas, des boissons alcoolisées (un verre de vin rouge de temps en temps est autorisé), notamment la bière, les laits fermentés, les légumes lacto-fermentés

Règle n°3 : Bien choisir ses glucides et sa viande

Côté glucides, privilégier les légumes et les céréales sans gluten : riz, sarrasin, quinoa, millet, sorgho… Et carrément éviter le gluten si le champignon a percé les intestins pour passer dans la circulation sanguine, car un régime sans gluten aide à rétablir l'imperméabilité de la paroi intestinale. 
D'une manière générale, veiller à ne pas consommer de trop grandes quantités de glucides. 

Lire aussi : 7 clés pour passer au sans gluten

Côté viandes, il vaut mieux privilégier les viandes blanches et limiter la consommation de viande rouge à 1 à 2 fois par semaine.  

Règle n°4 : Eviter les produits laitiers et le lactose

Sources de lactose, un sucre simple qui nourrit les champignons, le lait, les yaourts et autres crèmes fraîches sont à éviter. Manger du fromage de chèvre ou brebis à pâte dure reste possible, mais à raison de 2-3 portions par semaine.

Lire aussi : Le régime Seignalet en pratique : par quoi remplacer les produits laitiers ? (article abonné) 

Règle n°5 : se méfier des excitants

Pour que le corps puisse se défendre au mieux, il est préférable de limiter voire arrêter les excitants comme le café, le thé, l’alcool et la cigarette. 

Et après ?

Les premiers résultats de cette alimentation se font sentir dans les deux premiers mois mais elle doit être poursuivie 6 à 12 mois en général. 
Après, il faudra surtout continuer à limiter les produits sucrés. Par ailleurs, les mycoses, dont fait partie la candidose, se développent plus facilement sur un terrain acide. Pour limiter leur développement, il faut veiller à alcaliniser l’alimentation (moins d’aliments d’origine animale et plus d’aliments d’origine végétale).

Lire aussi : Apprenez à composer un menu alcalinisant presque idéal

Références : 

Otašević, S., Momčilović, S., Petrović, M., Radulović, O., Stojanović, N. M., & Arsić-Arsenijević, V. (2018). The dietary modification and treatment of intestinal Candida overgrowth – a pilot study. Journal de Mycologie Médicale.

Jin Y, Samaranayake LP, Samaranayake Y, Yip HK. Biofilm formation of Candida albicans is variably affected by saliva and dietary sugars. Arch Oral Biol. 2004  Oct;49(10):789-98.

 

3 Les remèdes naturels de la candidose chronique

La candidose chronique est une infection qui commence dans les intestins et qui peut se propager dans tout le système digestif et passer dans les autres organes. Comment prévenir et guérir de cette infection le plus naturellement possible ? 

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 14/11/2018 Mis à jour le 29/11/2018

Due à une prolifération de Candida albicans, la candidose chronique est une infection fongique débutant dans l'intestin, qui passe souvent inaperçue au début mais qui peut conduire à des troubles plus graves si le champignon en vient à percer la paroi intestinale. Le traitement premier d'une candidose chronique est alimentaire. Mais pour profiter au maximum des bienfaits de ce traitement nutritionnel, certaines substances naturelles (épices, huiles, huiles essentielles) aident bien. 

L’ail 

L’ail est un légume/condiment avec de nombreuses propriétés santé, notamment antibactériennes et antifongiques. Il est très efficace contre les levures mais aussi pour la neutralisation et l’élimination des toxines.
Si vous aimez l'ail, il est conseillé d’en mettre dans le plus de préparations possible, cru ou cuit, et si vous n’en appréciez pas le goût vous pouvez le trouver en compléments en pharmacie. 

La propolis 

La propolis est un produit de la ruche aux nombreuses vertus santé qui pourrait être une alliée contre la candidose. Cette résine est une véritable barrière contre les agents microbiens pathogènes, mais elle a aussi des vertus contre les parasites et les champignons !

Des études ont montré des effets bénéfiques de la propolis sous forme d’extrait contre la candidose chronique. Veillez à suivre les indications du flacon et/ou de votre thérapeute.
De plus la propolis permet également de stimuler le système immunitaire.  

L’acide caprylique 

L’acide caprylique est un acide gras qu’on retrouve essentiellement dans le lait maternel, l’huile de palme et l’huile de coco, qui a en plus des propriétés antimicrobiennes et antifongiques contre le Candida
Cet acide gras peut être pris en complément alimentaire, cependant il faut bien vérifier que la capsule est gastrorésistante pour qu’elle puisse être absorbée au niveau des intestins afin d’être le plus efficace possible. 

Plusieurs études ont montré l’efficacité de l’acide caprylique contre la candidose chronique; en plus il ne modifie pas et n’abîme pas le microbiote intestinal. Il peut être utilisé sous forme de capsules, en suivant les indications sur la boîte ou celles de votre thérapeute. L’acide caprylique se trouve naturellement dans l’huile de coco, vous pouvez utiliser cette huile plus souvent en cuisine pour un apport supplémentaire. 

Lire aussi : Candidose chronique : « Ma vie était devenue un enfer »

Les huiles essentielles 

Les huiles essentielles sont des bonnes aides pour combattre le Candida albicans. Certaines ont démontré leurs propriétés antifongiques et antibactériennes, sans les effets secondaires des antibiotiques à large spectre, qui sont parfois la cause de cette infection.

Les études ont montré l’efficacité contre le candida des huiles essentielles : 

  • de cannelle
  • d’origan
  • de laurier noble
  • de tea tree

Mais attention, les huiles essentielles ne sont pas des produits anodins. Mal utilisées, elles peuvent être dangereuses, comme c'est le cas de l’huile essentielle d’origan qui peut brûler la peau en cas de contact direct. 

Il faut veiller à les diluer avec de l’huile végétale et surtout respecter le dosage et l’utilisation que le pharmacien vous conseille. 

 

Références : 

Otašević, S., Momčilović, S., Petrović, M., Radulović, O., Stojanović, N. M., & Arsić-Arsenijević, V. (2018). The dietary modification and treatment of intestinal Candida overgrowth – a pilot study. Journal de Mycologie Médicale.

Jin Y, Samaranayake LP, Samaranayake Y, Yip HK. Biofilm formation of Candida albicans is variably affected by saliva and dietary sugars. Arch Oral Biol. 2004  Oct;49(10):789-98.

Jadhav A, Mortale S, Halbandge S, Jangid P, Patil R, Gade W, Kharat K, Karuppayil SM. The Dietary Food Components Capric Acid and Caprylic Acid Inhibit Virulence Factors in Candida albicans Through Multitargeting. J Med Food. 2017 Nov;20(11):1083-1090. doi: 10.1089/jmf.2017.3971. Epub 2017 Sep 18.

Wang GS, Deng JH, Ma YH, Shi M, Li B. Mechanisms, clinically curative effects, and antifungal activities of cinnamon oil and pogostemon oil complex against three species of Candida. J Tradit Chin Med. 2012 Mar;32(1):19-24.

Peixoto LR, Rosalen PL, Ferreira GL, Freires IA, de Carvalho FG, Castellano LR, de Castro RD. Antifungal activity, mode of action and anti-biofilm effects of Laurus nobilis Linnaeus essential oil against Candida spp. Arch Oral Biol. 2017 Jan;73:179-185. doi: 10.1016/j.archoralbio.2016.10.013. Epub 2016 Oct 18.

Haba E, Bouhdid S, Torrego-Solana N, Marqués AM, Espuny MJ, García-Celma MJ, Manresa A. Rhamnolipids as emulsifying agents for essential oil formulations: antimicrobial effect against Candida albicans and methicillin-resistant Staphylococcus aureus. Int J Pharm. 2014 Dec 10;476(1-2):134-41.

4 Candidose chronique : « Ma vie était devenue un enfer »

Rudy Auréjac, sportif de haut niveau, a accumulé pépins de santé et séjours à l’hôpital avant de réaliser qu’il souffrait d’une candidose mycélienne. Voici son histoire et le traitement qui lui a permis de retrouver le chemin de l’entraînement.

Par Priscille Tremblais Publié le 25/10/2018 Mis à jour le 29/11/2018

Une candidose est une infection due à un champignon appelé candida. Il s'agit le plus souvent de Candida albicans. Nous hébergeons tous ce champignon dans le corps, mais il peut se développer en excès, et prendre dans certains cas une forme mycélienne ou filamenteuse, traverser la paroi intestinale et engendrer des problèmes de santé sérieux mais difficiles à diagnostiquer, donnant parfois lieu à une véritable errance médicale. Rudy Auréjac, 28 ans, joueur de rugby dans le club de Rodez témoigne.

LaNutrition : Rudy, comment tout a commencé ?

Rudy Auréjac : . Mon histoire commence il y a 2-3 ans. J’avais alors régulièrement des « pépins » au niveau des mollets. Toutes les 3 semaines environ, j’avais une blessure à un mollet : contracture, inflammation, problème au niveau du tendon d’Achille. Elle survenait n’importe quand : en entraînement, comme pendant un match. J’étais soigné et 3 semaines plus tard, cela recommençait. Je n’arrivais plus à courir. Les spécialistes consultés me disaient qu’il n’y avait rien.

Que s’est-il passé ensuite ?

Début novembre 2017, j’ai commencé à avoir des douleurs abdominales au côté droit. Deux jours plus tard, comme elles ne cédaient pas et que je commençais à soupçonner une appendicite, je suis allé aux urgences. J’ai été hospitalisé une semaine, au terme de laquelle on m’a diagnostiqué une iléite sur 7 cm, c’est-à-dire une inflammation de l’iléon, la partie terminale de l’intestin grêle. Elle aurait pu être due soit à un début de maladie de Crohn, soit à un virus, d’après les médecins. Comme je me sens mieux, je rentre chez moi. Mais à peine une semaine plus tard, les douleurs reviennent, surtout après les repas, accompagnées d’une grande fatigue. Je retourne à l’hôpital où on me dit que mes symptômes sont certainement dus à un déséquilibre de la flore suite au traitement de l’iléite.

Après cette deuxième visite à l’hôpital, cela va aller de mal en pis.

Oui, mon état empirait, et j’ai commencé à me poser des questions. La fatigue était toujours présente, et en plus je voyais flou par moments. Un jour j’ai même passé la journée sans vision de l’œil gauche. A Noël, ma vie était devenue un enfer : j’ai dû arrêter de travailler, et aussi arrêter le rugby. J’étais devenu incapable de faire quoi que ce soit. En plus de ma fatigue extrême, j’avais des vertiges, des nausées, des « mouches » devant les yeux, un manque de concentration, les jambes en coton dans la journée. Une demi-heure après un repas, je faisais invariablement un malaise et ma tension était alors très élevée. J’allais très fréquemment uriner, j’avais aussi des selles bizarres, des démangeaisons anales la nuit. Je souffrais aussi de douleurs thoraciques telles que j’avais l’impression que mon cœur allait lâcher. Depuis mon hospitalisation j’avais toujours envie de sucre. Tout cela me stressait, j’étais devenu quasi hypocondriaque et j’ai commencé à m’isoler, à ne plus voir personne.

Comment en êtes-vous arrivé à comprendre que vous souffriez d’une candidose ?

Après un repas de famille, le 31 décembre, j’ai fait un gros malaise, j’ai cru que j’allais m’évanouir. Mes parents m’ont donc conduit aux urgences le 1er janvier où, alors que j’étais au plus mal, on m’a dit que tout allait bien. Les médecins m’ont quand même hospitalisé en médecine interne pour faire plus d’examens. Mes montées de tension ont été interprétées comme résultantes d’un stress, et mon état général comme découlant d’une attaque d’un virus. Et là je me suis dit : « Ce n’est pas ça . J’ai commencé à aller regarder sur Internet à quoi mes symptômes pouvaient bien correspondre. C’est là que le mot candidose est apparu pour la première fois. J’ai décidé de prendre les choses en mains et j’ai appelé un nutritionniste de ma région. Après seulement 5 minutes de rendez-vous, il m’a dit : « soit vous avez une candidose, soit un staphylocoque mais comme vous avez de grosses envies de sucre, je penche pour la candidose ». J’ai donc passé un test qui a confirmé la candidose.

Quel traitement vous a prescrit le nutritionniste ?

J’ai débuté un traitement nutritionnel et au bout de 2-3 mois, même si ça commençait à aller mieux, je n’en voyais pas le bout et j’ai commencé à me décourager. J’ai donc consulté par téléphone un diététicien-nutritionniste, situé plus loin géographiquement mais dont m’avait parlé un ami de Rodez. Pour lui aussi, le diagnostic de candidose a été quasi immédiat. Deux questions ont suffi : avais-je des mycoses au niveau des orteils ? Des démangeaisons anales ? Mes réponses positives l’ont orienté directement vers une candidose mycélienne. Plus disponible que le précédent, il m’a aussi plus aidé à mettre en place ma nouvelle alimentation.

Justement, quel régime alimentaire suivez-vous ?

Je ne mange plus de sucre, de produits sucrés, d’aliments industriels. Le gluten est fortement limité car je n’ai le droit qu’au petit épeautre parmi les céréales à gluten. Je peux manger des pâtes complètes de sarrasin, du riz complet, du petit épeautre mais à doses raisonnables. 
J’ai le droit à deux fruits par jour mais uniquement parmi ceux qui ne sont pas acides : banane, pomme, poire, nectarine, pêche. Je ne peux pas boire d’alcool en dehors d’un verre de vin de temps en temps. Toutes les sources de levure sont interdites : pain, bière, roquefort… 
Côté produits laitiers, je ne peux manger que du fromage à pâte dure au lait cru de brebis ou de chèvre, à raison de 3 fois par semaine. Si la viande blanche n’est pas limitée, la viande rouge ne doit pas être consommée plus de deux fois par semaine. Et je ne peux manger de pomme de terre qu’une fois par semaine. 
Je suis encouragé à manger des légumes verts, de l’oignon, de l’ail, du curcuma, des amandes. Mais je dois éviter la tomate, les champignons et la betterave.

Ce sont de gros changements. Comment les avez-vous vécus ?

Cela n’a pas été simple. Surtout l’arrêt du sucre. Le premier mois d’arrêt du sucre a même été terrible. A côté, l’arrêt du tabac par lequel je suis aussi passé, ce n’était rien. J’ai eu l’impression que le sucre était pire que la cocaïne : j’avais les mains qui tremblaient lorsque j’arpentais les rayons des aliments sucrés au supermarché. Mais petit à petit j’ai pu reprendre une vie normale. 

Lire aussi : Peut-on être accro au sucre ? (abonnés)

Prenez-vous aussi des compléments alimentaires ?

Oui, je suis un programme sur 6 mois de compléments alimentaires : d’abord des compléments pour le foie. Puis des compléments qui ciblent plus précisément le Candida : à base de plantes, d’ail et d’huiles essentielles. Enfin des probiotiques et de la glutamine ainsi qu’un multivitamines et des oligo-éléments. Pour l’hiver qui vient, je dois aussi prendre de la vitamine D.

Où en êtes-vous aujourd'hui ?

J’ai perdu pas loin de 16 kg (dont 12 avant le traitement) mais j’ai repris le sport depuis un mois maintenant et d’après le médecin je pourrai retrouver le terrain en décembre. 

Une fois guéri, devrez-vous continuer à faire attention à votre alimentation ?

Dans la mesure où le Candida est naturellement présent dans le corps, la candidose peut revenir au moindre déséquilibre de la flore intestinale. Donc oui, je devrai faire attention pendant encore 1 à 2 ans après l’arrêt du traitement nutritionnel, notamment en faisant des cures de probiotiques, et rester vigilant le reste de ma vie.

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