Si la viande a joué un rôle important dans notre évolution, elle n’était qu’une pièce d’un puzzle. Décryptage.
Comment choisir, cuisiner et conserver le poulet pour en retirer le maximum de plaisir et de bénéfices santé ?
Parce qu’elle est riche en protéines de très haute qualité, riche en acides aminés, la volaille procure un effet rassasiant élevé, ce qui permet de réduire la ration énergétique de chaque repas et de limiter les envies de picorage hors des repas, ennemi d’une alimentation équilibrée.
Le poulet est une excellente source de protéines complètes puisqu’il renferme les huit acides aminés essentiels à l’organisme, qui ne sont pas produits par le corps et doivent être fournis par l’alimentation.
Ces protéines permettent de lutter contre les infections par la formation d’anticorps. Elles servent surtout à former, réparer et maintenir l’intégrité des tissus comme la peau, les muscles et les os. Elles servent aussi à la formation des enzymes digestives et des hormones.
La teneur en protéines des volailles est comprise entre 23 et
La volaille bénéficie d’un caractère très peu allergisant. Ceci la rend très adaptée aux enfants, particulièrement sujets aux allergies alimentaires.
Le poulet fournit d'autre part à votre corps des oligo-éléments : du fer, du zinc, du sélénium, du cuivre et du phosphore, ce dernier contribuant au renforcement des os et des dents.
Naturellement riche en vitamines, particulièrement celles du groupe B qui interviennent dans le métabolisme des lipides, glucides et protéines, la volaille, dépourvue de glucides, participe au bon fonctionnement de l'organisme, en particulier des systèmes nerveux, musculaires et cellulaires. Elle apporte magnésium et calcium et contient trois fois plus de fer que le poisson.
Toutes ces particularités dépendent bien entendu des espèces, mais aussi des morceaux de l’animal. De plus, une chair dépourvue de peau sera moins riche en graisses. Le mode de cuisson, la race et l’alimentation de la volaille influeront également sur la teneur en nutriments, vitamines et minéraux de la chair.
Des études[1] indiquent que le fait de privilégier des viandes moins riches en graisses saturées, comme le poulet, entraîne une amélioration des taux de lipides sanguins, un élément positif dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Cet effet a été observé chez des personnes aux prises avec divers problèmes de santé, notamment un cholestérol sanguin trop élevé[2], un surplus de poids ou un diabète de type 2 avec complications rénales[3].
Le fait d’être atteint de diabète comporte un risque de complications rénales, et la nature comme la quantité des protéines consommées peuvent influencer la fonction rénale. Chez des personnes atteintes de diabète de type 2, des chercheurs ont notamment observé qu’en substituant le poulet à de la viande rouge pendant quatre semaines, divers paramètres de la fonction rénale s’en trouvaient significativement améliorés[4].
La moitié des lipides environ est constituée d'acides gras mono et polyinsaturés : c'est pourquoi la graisse de ces volailles est très molle.
La soupe au poulet pourrait procurer davantage qu’un simple effet apaisant quand le rhume paralyse les sinus. La chaleur qu’elle dégage accélérerait la liquéfaction du mucus de façon plus efficace que l’eau chaude[5]. La soupe au poulet entraînerait aussi un soulagement des symptômes du rhume en favorisant l’hydratation et l’élimination des sécrétions tout en diminuant l’inflammation[6].
Les poules pondeuses, lorsque leur productivité diminue, rejoignent le circuit de l'industrie agro-alimentaire et composent les plats de volaille.
La traditionnelle « poule au pot » est un plat, très diététique, car elle était accompagnée de beaucoup de légumes. Les bienfaits protéiques de la volaille associés aux antioxydants des légumes.
Il est maintenant rare de pouvoir cuisiner une bonne poule. Celles que l'on trouve parfois sont des pondeuses de deux ans qui pèsent 2 à 3 kg.
Si jamais une poule porte encore des oeufs, il faut absolument les jeter : ils pourraient être toxiques.
La chair de volaille est naturellement maigre. Elle est même moins calorique que bon nombre de poissons. Facile à dissocier du « gras » qui est le plus souvent localisé dans la peau, la chair de volaille se distingue des viandes rouges dont le gras est généralement disséminé dans l’ensemble des tissus.
Une portion de
Le poulet possède une faible teneur en graisse. Sa partie la moins grasse est le blanc. Le poulet apporte environ 124 calories pour une portion de
Les volailles fraîches sont souvent conditionnées sous film reposant ou non dans une barquette en polystyrène. Elles doivent être rapidement mises au réfrigérateur après l'achat et débarrassées de la barquette puis enveloppée dans du papier d'aluminium de façon à ne pas polluer le réfrigérateur, ou dans son papier d'origine si elle vient d'une boucherie traditionnelle.
[1] Melanson K, Gootman J, et al. Weight loss and total lipid profile changes in overweight women consuming beef or chicken as the primary protein source. Nutrition 2003 May;19(5):409-14.
[2] Beauchesne-Rondeau E, Gascon A, et al. Plasma lipids and lipoproteins in hypercholesterolemic men fed a lipid-lowering diet containing lean beef, lean fish, or poultry. Am J Clin Nutr 2003 March;77(3):587-93.
[3] Mello VDF, Moulin CC, et al. The Improvement of Plasma Lipid Profile after Substitution of Red Meat with Chicken Is Due to a Reduction of Saturated Fatty Acids Intake. Diabetes Research and Clinical Practice 2000;50(Suppl.1):313.
[4] Gross JL, Zelmanovitz T, et al. Effect of a chicken-based diet on renal function and lipid profile in patients with type 2 diabetes: a randomized crossover trial. Diabetes Care 2002 April;25(4):645-51.
[5] Saketkhoo K, Januszkiewicz A, Sackner MA. Effects of drinking hot water, cold water, and chicken soup on nasal mucus velocity and nasal airflow resistance. Chest 1978 October;74(4):408-10.
[6] Rennard BO, Ertl RF, et al. Chicken soup inhibits neutrophil chemotaxis in vitro. Chest 2000 October;118(4):1150-7.
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