Les laitages font-ils maigrir ?

Par Lanutrition.fr Publié le 10/08/2006 Mis à jour le 17/02/2017
C’est ce qu’affirment Nestlé, les autres multinationales laitières, et les nutritionnistes qui travaillent pour elles. Faut-il les croire ? LaNutrition.fr a enquêté. Voici pour la première fois ce que les publicités ne vous disent pas. Probablement par manque de place…

Vous qui cherchez à maigrir, et si vous consommiez du calcium ? Beaucoup de calcium, laitier de préférence ! En France, c’est Nestlé, qui en 2005 a ouvert aux laitages ce nouveau créneau lucratif en lançant Sveltesse Secret pour la Ligne (sic), un yaourt… enrichi en calcium, un peu comme si on ajoutait de la graisse à votre beurre ou du fer à votre boudin ! Yoplait lui a aussitôt emboîté le pas avec Câlin, un fromage blanc lui aussi enrichi en calcium.

 

 

Le lancement de Sveltesse a été soutenu par une grosse campagne de pub télé. « Des recherches récentes», dit une voix masculine « montrent qu’un apport plus important en calcium laitier aide les personnes en surpoids à mieux contrôler leur ligne. » Tiens, tiens… « Des recherches récentes… » C’est précisément ainsi que commencent les messages publicitaires de la société américaine General Mills pour ses yaourts Yoplait, la marque qu’elle distribue aux Etats-Unis : « Des recherches récentes, dit la publicité américaine, montrent que les laitages, comme Yoplait, peuvent vous aider à brûler plus de graisses et perdre plus de poids qu’en réduisant seulement les calories. » Avec un zeste d’audace en plus, le même message que celui de Nestlé. Question : et si tout ce petit monde s’était mis d’accord à l’échelle planétaire pour faire entrer dans la tête des consommateurs une équation simple à retenir du genre : laitage + calcium = minceur, de la même manière qu’ils ont réussi à nous persuader que les laitages combattent l’ostéoporose ?

La piste, si on prend la peine de la suivre, mène à une réunion stratégique d’avril 2003 convoquée par le National Dairy Council américain (l’industrie laitière) et à laquelle participaient des représentants des grandes sociétés laitières. Au cours de cette réunion, il fut décidé de lancer une grande campagne sur le thème « laitages et minceur ». Nous y sommes.

Mais sur quelles « recherches récentes » cette campagne se fonde-t-elle ? Essentiellement sur les travaux d’un chercheur américain, le Dr Michael Zemel, de l’université du Tennesse à Knoxville. En tout, Zemel a conduit en tant qu’investigateur principal 3 études qui ont conclu que les laitages font maigrir. Il nous a paru important d’en détailler les résultats.

 


Des études épatantes

La première étude de Michael Zemel en faveur du calcium laitier a été publiée en avril 2004 et a connu un grand retentissement médiatique. Dans cette étude, 32 personnes obèses ont reçu pendant 24 semaines une alimentation pauvre en calories (déficit de 500 calories – kcal - par jour) mais qui différait selon les groupes par la quantité de laitages et ce calcium. Le premier groupe a suivi un régime pauvre en laitages, le second riche en laitages et le troisième pauvre en laitages, mais supplémenté en calcium. Chaque groupe comptait 11 à 12 personnes, un échantillon suffisant pour détecter une différence sur le plan statistique d’un groupe à l’autre. Voici les résultats : le groupe qui consommait le plus de laitages a perdu en moyenne 11,07 kg en 24 semaines (ce qui correspond à ce qu’on peut attendre d’un régime tout simplement pauvre en calories) Le groupe qui consommait peu de laitages n’a perdu que 6,6 kg. Le groupe qui prenait des suppléments de calcium a perdu 8,58 kg. (1)

La seconde étude, publiée un an plus tard portait sur un groupe de 34 obèses soumis à un régime hypocalorique. Seize des participants ont reçu pendant 12 semaines 400 à 500 mg de calcium par jour, les dix-huit autres 1100 mg, fournis par des yaourts. Zemel rapporte que le groupe « yaourt » a perdu 4,43 kg de masse grasse en moyenne, contre 2,75 kg seulement dans le groupe sans yaourt. La masse maigre a été mieux préservée dans le groupe qui consommait des yaourts. Les membres du groupe « yaourt » ont perdu plus de graisse dans la partie supérieure du corps et notamment au niveau de l’abdomen, avec une diminution de 3,99 cm du tour de taille, à comparer à 1,04 cm dans l’autre groupe. (2).

En juillet 2005, Michael Zemel a publié une nouvelle étude, cette fois chez des Noirs Américains. L’étude comportait deux phases. Dans la première, 34 personnes ont suivi pendant 24 semaines soit un régime pauvre en calcium (500 mg/j, avec un laitage quotidien), soit un régime riche en calcium (1200 mg/j avec trois laitages). Il leur était demandé de ne rien changer à leur consommation de calories. Le poids corporel est resté stable dans les deux groupes, mais le régime riche en calcium/laitages s’est traduit par une diminution de la masse grasse (2,16 kg) et une augmentation de la masse maigre, alors que chez les personnes qui avaient suivi le régime pauvre en calcium/laitages on ne voyait aucun changement.

Dans la seconde partie de cette étude, Zemel a repris le schéma déjà utilisé dans ses précédents travaux : 29 personnes ont été placés en restriction calorique (-500 calories par jour), une partie consommant un laitage par jour, l’autre partie trois laitages. Résultats : deux fois plus de poids perdu dans le régime le plus riche en calcium, et notamment plus de masse grasse, tandis que la perte de masse maigre y était nettement réduite. (3).

Ces « recherches récentes » présentées par Nestlé et l’industrie laitière comme les preuves que les laitages font maigrir posent quelques petits problèmes.

Pour commencer, ces « preuves » reposent en tout et pour tout sur une soixantaine de personnes. C’est à peu près le nombre des participants qui ont perdu du poids dans les études conduites par Zemel et c’est insuffisant, comme le montre l’anecdote suivante. Il y a deux ans, l’industrie laitière américaine a demandé à la Food and Drug Administration des Etats-Unis que les recommandations nutritionnelles officielles encouragent la population à boire du lait et manger des laitages « dans le but de perdre du poids. » Pas question, a répondu une commission d’experts, vu le petit nombre de personnes enrôlés dans les études de Zemel. C’est pourtant sur des résultats obtenus avec 60 personnes que sont basées des campagnes publicitaires de plusieurs millions d’euros de part et d’autre de l’Atlantique.

Car en réalité, avec ses trois études et ses 60 participants, Michael Zemel est désespérément seul dans le paysage scientifique. Aucun des chercheurs qui a tenté de reproduire ses résultats n’y est parvenu !

En 2004, une étude de 25 semaines a examiné les effets d’un supplément de calcium sur la perte de poids chez 100 femmes enrôlées dans un programme de restriction calorique, dont une partie recevait un placebo. Il n’y a eu aucune différence significative entre les deux groupes. (4)

Déjà, en 2001, une étude du même type sur 62 femmes, qui avait duré 3 mois, n’avait pu montrer qu’un supplément de calcium fait perdre plus de poids qu’un placebo. (5)

Toujours en 2004, des chercheurs australiens ont eux aussi conclu que le régime promu par Zemel ne faisait pas maigrir. Ils ont comparé chez 50 personnes en surpoids une alimentation pauvre en calories qui apportait pendant 12 semaines soit 500 mg de calcium par jour, soit 2400 mg. Il n’y eut aucune différence de perte de poids entre les deux types de régime. (6)

En août 2005, des chercheurs de la Mayo Clinic de Rochester dans le Minnesota ont conduit une étude similaire à celle de Michael Zemel, à la différence qu’elle était beaucoup plus importante : 72 personnes obèses au lieu de la trentaine dans les études de Zemel, et une durée de 48 semaines, au lieu de 12 à 24 semaines. On peut attendre d’une telle étude, qui porte sur un plus grand nombre de personnes et dure plus longtemps, de fournir des résultats plus fiables que celles qui l’ont précédée. Michael Zemel était d’ailleurs collaborateur de cette étude, qui était financée par l’Industrie laitière. Vous n’en avez pas beaucoup entendu parler dans les publicités de Nestlé et des autres parce qu’elle n’a donné aucun résultat : le groupe qui, en plus d’une restriction calorique, suivait un régime avec 1400 mg de calcium par jour n’a pas perdu plus de poids que celui qui recevait 800 mg de calcium. (7).

En octobre 2005, c’est une équipe de l’université du Vermont qui publiait ses propres conclusions. Ces chercheurs avaient voulu reproduire le schéma clinique des études de Zemel. Ils avaient recruté 54 volontaires en surpoids et leur avaient demandé de diminuer leur consommation de calories (-500 kcal/j) avant de les séparer en deux groupes : l’un qui consommait 500 mg de calcium par jour (un laitage quotidien), l’autre 1200 à 1400 mg (3 laitages). Cette étude était beaucoup plus longue – donc plus fiable - que toutes celles publiées avant elle puisqu’elle s’est déroulée sur une période de 12 mois. Résultat : après un an, donc, les participants du groupe « 1 laitage » avaient perdu un peu plus de poids (9,6 kilos) que ceux du groupe « 3 laitages » (9 kilos) ! En fait, la différence n’était pas significative au plan statistique, ce qui conduit à dire que les laitages n’ont eu aucun effet sur la perte de poids. (8)

Michael Zemel lui-même avait mené, avant ses trois études positives, un essai clinique que nous avons eu un peu de mal à nous procurer. L’étude, de 12 semaines, suivait 105 obèses répartis en trois groupes : l’un qui consommait peu de laitages, le second qui en consommait beaucoup et le troisième qui recevait des suppléments de calcium. Tous les participants suivaient en parallèle un régime pauvre en calories. Finalement, 68 personnes seulement allèrent jusqu’au bout de cette étude. Dans le groupe qui consommait le plus de laitages, la perte moyenne de poids fut de 4,7 kg, contre 3 kg chez ceux qui en consommaient peu. Le groupe supplémenté en calcium avait lui perdu 2,3 kilos en moyenne. Cependant, aucune de ces différences n’était statistiquement significative, ce qui revient à dire qu’en réalité ni les laitages ni le calcium n’ont fait mieux que la simple restriction énergétique. Cela explique peut-être que cette étude n’a jamais été publiée dans sa totalité, seulement sous forme de résumé. (9)

 


Les millions de l’industrie

A ces études au cours desquelles les participants suivaient un régime pauvre en calories, il faut ajouter la longue liste de celles dans lesquelles les calories n’étaient pas réduites. Le dossier « laitages = minceur » devient alors encore plus difficile à défendre.

En 2003, Susan Barr, de l’université de Colombie-Britannique a analysé les résultats de 26 études de ce type : 9 faisaient appel aux laitages, 17 aux suppléments de calcium. Sur les 9 études, 2 ont trouvé qu’un régime riche en laitages faisait perdre plus de poids qu’un régime pauvre en laitages, 7 n’ont trouvé aucune différence. Sur les 17 études ayant utilisé des suppléments de calcium, 16 n’ont montré aucune différence entre la prise de suppléments et la prise d’un placebo. 10 études sur 26 renseignaient aussi l’évolution de la masse grasse. Aucune n’a trouvé que les laitages ou le calcium diminuent les graisses corporelles. (10)

En juin 2006, des chercheurs de l’université de York, au Royaume-Uni, ont procédé à la même analyse, à partir des résultats de 13 études contrôlées. « Le fait de consommer plus de laitages ou des suppléments de calcium ne permet pas de perdre du poids, » ont-ils conclu. (11)

En mars 2005, examinant les effets des laitages sur l’obésité des enfants et des adolescents, deux chercheurs de l’université Tufts (Boston) ont rapporté que « pris collectivement, les résultats des études ont échoué à démontrer un effet bénéfique des laitages sur le poids corporel des enfants et des adolescents. » (12)

Enfin, douze études d’observation ont, à notre connaissance, porté sur le lien entre la consommation de laitages ou de calcium et la corpulence ou l’adiposité. Aucune de ces études n’a trouvé qu’en consommant plus de laitages (ou de calcium) on perdait du poids ou de la graisse. Par exemple, la dernière en date, publiée par l’Ecole de santé publique de Harvard et qui portait sur près de 20000 hommes conclut que les hommes qui ont le plus augmenté leur consommation de laitages ont gagné plus de poids que ceux qui ont réduit leur consommation. (13) La majorité de ces études ne trouvent d’ailleurs pas que les gros consommateurs de laitages sont plus minces. Seules quelques études parviennent à cette conclusion, mais il faut rappeler que les études d’observation ne permettent pas de conclure sur une relation de cause à effet. Comme les laitages sont présentés par les médecins, les nutritionnistes, les autorités sanitaires et les industriels comme des aliments favorables à la santé, il est possible que, dans quelques études, les personnes qui consomment le plus de laitages étaient plus soucieuses de leur santé et de leur ligne, et sont donc plus minces que les autres.

En conclusion, ni les études cliniques conduites chez des obèses suivant un régime pauvre en calories, ni celles chez des personnes s’alimentant normalement, ni même les études d’observation ne permettent de dire qu’en mangeant plus de laitages on perd du poids.

Reste une question. Comment expliquer que seules les 3 études de Zemel ont trouvé que les laitages et/ou le calcium font maigrir, alors que toutes les autres n’ont rien montré ? Les études positives de Zemel ont été financées par l’industrie laitière. Zemel se défend d’avoir voulu favoriser ses sponsors : « L’idée que mon travail est biaisé parce qu’il a été financé par l’industrie est ridicule, dit-il. Il faudrait être stupide et risquer sa carrière pour laisser les sponsors dicter vos résultats. » Dont acte. Reste qu’il est établi que les chercheurs dont l’étude est payée par des sociétés privées sont quatre fois plus enclins à publier des résultats favorables à leur sponsor que lorsque le financement est indépendant. Or les intérêts de Zemel dans l’histoire des laitages qui font maigrir ne se limitent pas aux 1,7 millions de dollars qu’il a reçu de l’industrie pour mener ses études (lire encadré).

 

Un chercheur prévoyant

Michael Zemel est l’auteur de The Calcium Key, un livre grand public paru en 2004, dont le sous-titre promet : « La découverte diététique révolutionnaire qui va vous aider à perdre plus vite des kilos. » Zemel a surtout déposé en 2002 aux Etats-Unis un brevet (numéro 6384087), qui stipule qu’avec sa femme et un autre chercheur il est l’auteur d’une invention très particulière : il déclare disposer des droits de propriété intellectuelle sur une méthode pour maigrir en – tenez-vous bien – mangeant des laitages. L’industrie laitière a acquis les droits exclusifs de « commercialiser » cette allégation, ce qui signifie que Zemel est financièrement intéressé à ces campagnes promotionnelles. Mais Zemel reste très discret sur le brevet qu’il a déposé. Il a publié en avril 2005 dans l’International Journal of Obesity une étude en faveur des laitages sans mentionner qu’il détenait un brevet dans ce domaine. Les éditeurs, prévenus après coup, n’ont pas apprécié. Ce qui a valu dans le numéro de novembre au chercheur américain une mise au point cinglante du journal, lui rappelant que les auteurs des articles sont tenus de rapporter tout conflit d’intérêt.

Le 9 juin 2005, une association de médecins américains (Physicians Committee for Responsible Medicine) a tiré toutes les conséquences de ces « recherches récentes ». Elle a porté plainte contre plusieurs sociétés laitières pour « publicité mensongère ». Elle a été rejointe par plusieurs consommateurs, dont Catherine Holmes, une résidente d’Arlington. Alléchée par les promesses de la publicité, Holmes, 46 ans, explique qu’elle s’est lancée dans le régime « laitages » à la fin de l’année 2004 parce qu’elle voulait pouvoir porter une taille de robe en moins. Avec ce régime, elle a gagné près de deux kilos.

 

Le 19 août 2005, la société Kraft a annoncé qu’elle arrêtait de dire dans ses publicités que les laitages font maigrir.

 

En France, à ce jour aucune association de médecins, aucune association de consommateurs, sans parler des autorités sanitaires et de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, n’a demandé de comptes à Nestlé, qui continue de nous assurer que son yaourt Secret pour la Ligne fait fondre les kilos.

 

Un mécanisme inquiétant

Michael Zemel avance deux hypothèses pour expliquer que dans ses études le calcium laitier fait perdre du poids et de la masse grasse : d’abord le calcium augmenterait l’élimination des graisses du repas. Mais la raison principale selon lui, se trouve dans le niveau du calcium intracellulaire. Paradoxalement, un régime alimentaire riche en calcium alimentaire se traduit par une baisse du calcium dans la cellule de graisse, l’adipocyte. Comment est-ce possible ? Lorsque vous consommez beaucoup de calcium, le taux de calcium sanguin s’élève. Parallèlement, les niveaux de vitamine D active et d’hormone parathyroïdienne diminuent. Or ces deux hormones contrôlent le niveau de calcium intracellulaire : lorsqu’elles baissent, il baisse aussi. Moins il y a de calcium dans une cellule de graisse, moins elle accumule de lipides et plus elle en déstocke : la cellule « maigrit ». En apparence, une bonne nouvelle. Mais tout ce qui fait baisser le niveau de vitamine D active expose à un risque accru de cancer. C’est d’ailleurs ce mécanisme qui explique probablement pourquoi les gros consommateurs de laitages ont un risque de cancer de la prostate plus élevé que les autres.



(1) Zemel MB, Thompson W, Milstead A, Morris K, Campbell P. Calcium and dairy acceleration of weight and fat loss during energy restriction in obese adults. Obes Res. 2004;12:582–90.

(2) Zemel MB, Richards J, Mathis S, Milstead A, Gebhardt L, Silva E. Dairy augmentation of total and central fat loss in obese subjects. Int J Obes (Lond). 2005 Apr;29(4):391-7.

(3) Zemel MB : Effects of Calcium and Dairy on Body Composition and Weight Loss in African-American Adults. Obesity Research 2005;13:1218-1225

(4) Shapses SA : Effect of calcium supplementation on weight and fat loss in women. J Clin Endocrinol Metab 2004 ; 89 : 632-637.

(5) Jensen LB : Bone mineral changes in obese women during a moderate weight loss with and without calcium supplementation. J Bone Miner Res 2001;16:141-147.

(6) Bowen J, Noakes M, Clifton PM. A high dairy protein, high-calcium diet minimizes bone turnover in overweight adults during weight loss. J Nutr. 2004 Mar;134(3):568-73.

(7) Thompson W : Effect of Energy-Reduced Diets High in Dairy Products and Fiber on Weight Loss in Obese Adults. Obesity Research 13:1344-1353 (2005)

(8) Harvey-Berino J, Pintauro S, Buzzell P, Gold EC. Effect of internet support on the long-term maintenance of weight loss. Obes Res. 2004 Feb;12(2):320-9.

(9) Zemel MB, Teegarden D, Van Loan M : Role of dairy products in modulation of weight and fat loss : A multi-center trial. FASEB J. 2004;18:A845.

(10) Barr S : Increased dairy product or calcium intake : Is body weight or composition affected in humans ? J Nutr 2003;133:245S-248S.

(11) Trowman R, Dumville JC, Hahn S, Torgerson DJ. : A systematic review of the effects of calcium supplementation on body weight. Br J Nutr. 2006 Jun;95(6):1033-8.

(12) Huang TT, McCrory MA. Dairy intake, obesity, and metabolic health in children and adolescents: knowledge and gaps. Nutr Rev. 2005 Mar;63(3):71-80.

(13) Rajpathak SN, Rimm EB, Rosner B, Willett WC, Hu FB. Calcium and dairy intakes in relation to long-term weight gain in US men. Am J Clin Nutr 2006 Mar;83(3):559-66.

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