France : une commission d’enquête sur les aliments industriels 

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 15/05/2018 Mis à jour le 16/05/2018
Actualité

Pour la première fois, l’Assemblée nationale se penche sur l’impact des aliments transformés sur la santé des Français. LaNutrition.fr ne peut que s’en réjouir.

Le site LaNutrition.fr a été le premier, en 2015, à alerter sur la place grandissante des aliments ultra-transformés et leurs effets potentiels sur les maladies chroniques. Avec la parution de « Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai » du chercheur Anthony Fardet, le public a été sensibilisé à cette question, au point de faire réagir certains parlementaires, comme les députés de la France Insoumise. En mars 2018, suite à l'initiative du député Jean-Luc Mélenchon, l’Assemblée nationale a donc opté pour la création d’une commission d’enquête sur l’alimentation industrielle. Elle a pour objectif d’évaluer la qualité nutritionnelle, le rôle de l’émergence de pathologies chroniques, l’impact social et environnemental des aliments industriels.

Ces aliments sont bourrés de sucres, de graisses et d’additifs avec des boîtes et des promesses très attractives pour les consommateurs. 

Hausse de la consommation des produits transformés

C’est un fait, les Français prennent moins le temps de cuisiner : on enregistre ainsi une baisse de 25% entre 1986 et 2010 du temps de préparation des repas. Ils réduisent aussi leur budget « alimentation » : en 1960, l’alimentation constituait la principale dépense d’un foyer avec 35% du budget, contre seulement 20% en 2014.

L’Anses a mis en évidence avec l’étude INCA 3 en juillet 2017 que les produits industriels représentaient la majorité des aliments transformés consommés par les Français : deux tiers chez les enfants et la moitié chez les adultes.

Les conséquences sur la santé

Pour Anthony Fardet, « les premiers effets d'une alimentation riche en aliments transformés sont une augmentation significative des prévalences de surpoids, obésité et diabète de type 2, notamment chez les plus jeunes. Ensuite ces dérégulations métaboliques augmentent le risque des autres maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et certains cancers digestifs. »

De fait, l’étude française publiée le 14 février 2018 a rapporté un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de cancer.

Lire aussi : Anthony Fardet : « Les faux aliments sont la première cause de décès dans les pays occidentaux »

Que faudrait-il faire ?

Anthony Fardet conseille dans son livre de ne pas dépasser les 15% de l’apport calorique sous forme d’aliments ultra transformés.

Il faut ainsi privilégier des aliments bruts et peu transformés (et tous les aliments industriels ne sont pas ultra transformés).

Depuis 2010 LaNutrition publie et met à jours deux guides pour vous aider à faire vos courses au supermarché, qui tiennent compte du degré de transformation des aliments et non pas juste des calories et des différents ingrédients et nutriments.

La commission d’enquête été validée le 21 mars 2018. Elle doit donc rendre un rapport au plus tard six mois après sa création, affaire à suivre…

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