D’après une étude chinoise récente, les mangeurs de viande seraient plus susceptibles de devenir centenaires que les végétariens. Que faut-il en penser ?
La lutte contre le gaspillage alimentaire n’a jamais été si active. Mais si la critique se focalise surtout sur la quantité de déchets émis, nous devrions tout autant nous attarder sur leur nature.
La conclusion d’une récente étude menée par l’université du Missouri aux Etats-Unis est formelle : étant donné que la production de viande reste plus polluante que celle des légumes, jeter son beef steak sans l'avoir touché revient ainsi à gaspiller et l’aliment et les ressources qui ont permis sa production.
Durant trois mois, des scientifiques ont filtré les ordures de restaurants américains dits « à volonté » et intercepté tout aliment jeté, en cuisine et par le consommateur. Ils les ont répertoriés, avant de les classer selon leur origine – viande, légumes ou céréales. Mais aussi selon qu’ils sont comestibles ou non (peaux de fruits, de légumes…).
Deuxième étape : l’impact carbone. Les chercheurs ont analysé les gaz à effet de serre (GES) libérés par ces produits jetés tout au long de leur conception. Résultats : un steak ou une bavette, comparé un fruit, un légume, une céréale a rejeté au cours de sa formation une quantité bien plus importante de GES dans l’atmosphère. Pourquoi ? Premier responsable : le carburant diesel des outils agricoles, source importante de GES. Sans parler des engrais tout aussi néfastes. Surtout, le problème de l’élevage, est qu’il cumule à la fois les pollutions agricoles animales et végétales, l’une étant dépendante de l’autre. D’où le très mauvais bilan carbone d’un régime carné. Alors même s’il s’est avéré pendant l’étude que la viande reste en moyenne moins gaspillée que les fruits et les légumes, le consommateur doit avoir conscience de ces problématiques.
« Quand les gens jettent de la viande, ces carburants et autres engrais nécessaires à sa production sont également perdus. A présent, forts de cette étude, nous recommandons aux personnes et aux institutions de ne pas seulement considérer la quantité, mais aussi les types d'aliments gaspillés ». explique la co-auteure de l’étude Christine Costello, professeur au College of Agriculture, Food and Natural Resources.
En France le gaspillage alimentaire représente 20 kg de déchets par an et par personne dont 7 kg de déchets alimentaires non consommés et encore emballés.
Et vous, faites-vous attention à vos déchets ?
Source
Christine Costello, Esma Birisci, Ronald G. McGarvey. Food waste in campus dining operations: Inventory of pre- and post-consumer mass by food category, and estimation of embodied greenhouse gas emissions. Renewable Agriculture and Food Systems, 2015; 1 DOI: 10.1017/S1742170515000071
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
D’après une étude chinoise récente, les mangeurs de viande seraient plus susceptibles de devenir centenaires que les végétariens. Que faut-il en penser ?
Alors que 8 Français sur 10 jugent essentiel de connaître l’origine des produits alimentaires, les règles d’étiquetage ont évolué ces dernières années. Entre obligations temporaires, abandon de mesures et initiatives volontaires, la transparence reste incomplète, notamment pour les aliments transformés.
Que ce soit avec de la purée ou des coquillettes ou encore dans du pain, le jambon s’invite souvent à la table des Français. Mais attention, tous les jambons du commerce ne se valent pas et pour profiter au mieux des atouts nutritionnels de cet aliment, il faut apprendre à bien le choisir.