Une étude française révèle la présence de nanoparticules de dioxyde de titane dans 100 % des laits animaux et 83 % des laits infantiles analysés. Ces particules ont aussi été détectées dans le lait maternel. Les explications en vidéo.
Porté par un marketing séduisant vantant ses vertus presque miraculeuses, le skyr s’est imposé en quelques années comme le super yaourt des rayons frais. Mais derrière l’image d’un aliment hyperprotéiné, que valent réellement ses apports nutritionnels ? Décryptage.
Le skyr trouve ses racines en Islande, où il est consommé depuis plus de 1 000 ans. Les Vikings, au cours de leurs explorations et migrations, auraient apporté la recette de ce produit laitier en Islande.
Si le skyr a d’abord gagné en popularité en Islande, il est désormais apprécié dans le monde entier. En Europe, en particulier en Scandinavie et en Grande-Bretagne, le skyr a trouvé son public et est souvent consommé comme petit-déjeuner ou encas, parfois accompagné de fruits frais, de miel ou de granola.
Aux États-Unis, le skyr a fait son entrée il y a quelques années et est désormais largement disponible dans les supermarchés, où il est commercialisé comme un produit laitier plus sain que le yaourt traditionnel. De grandes marques, telles que Siggi’s (qui a popularisé le skyr en Amérique du Nord), ont contribué à sa popularisation en le mettant en avant comme une alternative plus protéinée et plus crémeuse que le yaourt classique.
Il est aujourd’hui fabriqué localement par plusieurs marques françaises, comme Danone, et parfois même dans des fromageries artisanales. Monoprix, Carrefour, Auchan, Intermarché ont aussi leurs marques distributeurs.
Traditionnellement, le skyr était fabriqué à partir du lait de vache, bien que dans certaines régions, on ait utilisé du lait de chèvre ou de brebis. Il est fermenté avec deux types de bactéries : Streptococcus thermophilus et Lactobacillus delbrueckii subsp. bulgaricus. Ce sont exactement les mêmes ferments qu’on utilise pour le yaourt classique ! Mais ensuite, ce qui fait la différence, c’est la fabrication : le skyr est ultra égoutté pour enlever presque tout le lactosérum, ce qui lui donne cette texture très épaisse et sa richesse en protéines.
Parfois, selon les producteurs ou les recettes islandaises plus anciennes, on peut aussi trouver d’autres ferments lactiques (comme Lactococcus lactis).
Le skyr se distingue des autres produits laitiers fermentés par sa texture épaisse, presque similaire à celle du fromage frais, mais avec une saveur douce et légèrement acide. Il est souvent comparé au yaourt en raison de sa méthode de fabrication similaire, mais il diffère par sa consistance plus ferme.

C’est bien pour sa teneur en protéines que le skyr s’est fait connaître. En effet, il en contient plus que le fromage blanc et le petit-suisse.
Le skyr est naturellement faible en matières grasses, c’est donc une bonne option pour ceux qui cherchent à contrôler leur consommation de graisses ou comme alternative au fromage blanc.
Le skyr est une bonne source de calcium. Toutefois, parmi le yaourt, le fromage blanc, le petit-suisse et le yaourt à la grecque, il est celui qui en contient le moins.
Comme de nombreux produits laitiers fermentés, le skyr contient des bactéries bénéfiques pour la flore intestinale. On entend parfois à propos de ce dernier qu’il serait plus riche en probiotiques que les yaourts classiques, or aucune preuve ne peut l’attester.

Selon l’UFC-Que Choisir, certaines marques telles que Monoprix Gourmet et Siggi’s affichent des prix avoisinant les 9 € le kilo, soit jusqu’à six fois plus cher qu’un fromage blanc allégé. Malheureusement la composition du skyr ne justifie pas son prix par rapport aux autres produits laitiers. Pour ceux qui recherchent un apport en protéines similaire sans se ruiner, le fromage blanc allégé et le petit-suisse constituent des alternatives intéressantes. Ils offrent des valeurs nutritionnelles comparables à un coût bien inférieur.
Le skyr est parfait pour le petit-déjeuner, le goûter ou un dessert sain avec des fruits frais (banane, fruits rouges, kiwi, pomme, mangue, etc.), un filet de miel ou de sirop d’érable juste ce qu’il faut pour adoucir l’acidité, et des toppings croquants (granola, noix, amandes, graines de chia, de lin, de courge…).
Il peut aussi être ajouté à de la compote, de la purée d’oléagineux, dans des gâteaux allégés, des pancakes pour remplacer la crème ou une partie du beurre.
Il sera très apprécié en sauce, dip, ou à la place de la crème fraîche, mélangé avec du citron, de l’ail, des herbes, du sel, poivre, en accompagnement chaud sur des patates douces rôties, des légumes vapeur, ou des falafels. Dans les wraps, sandwichs ou salades composées, il peut remplacer la mayonnaise ou le yaourt.
Une étude française révèle la présence de nanoparticules de dioxyde de titane dans 100 % des laits animaux et 83 % des laits infantiles analysés. Ces particules ont aussi été détectées dans le lait maternel. Les explications en vidéo.
Les personnes qui consomment le plus de lait (notamment entier) et de beurre ont une mortalité plus élevée. Mais celles qui consomment fromage et yaourt seraient protégées.
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