Le sucre est nocif pour la ligne et la santé

Par Lanutrition.fr Publié le 28/10/2015 Mis à jour le 23/10/2017
Actualité

Les enfants obèses qui suivent un régime pauvre en sucre constatent en moins de 10 jours des avantages immédiats sur leur santé.

Donner à un enfant une alimentation pauvre en sucre peut immédiatement améliorer la santé, même si le régime alimentaire contient la même quantité de calories et de glucides.

Des résultats rapides

Les chercheurs ont fait suivre à 43 enfants obèses un régime de neuf jours qui restreint sévèrement la consommation de sucre, les sucres ajoutés étant replacés par des féculents pour conserver le même apport en calories et en glucides. Ce régime a entraîné des diminutions immédiates de la pression artérielle, de la glycémie et du cholestérol.

«Chaque aspect de leur santé métabolique s’est amélioré, sans que les calories aient changé», dit l’auteur de l'étude, le Dr Robert Lustig, pédiatre à l'Hôpital pour enfants de l’Université de Californie (San Francisco) et auteur du best-seller "Sucre, l'amère vérité". «Cette étude montre définitivement que le sucre est métaboliquement nocif pas à cause de ses calories ou de ses effets sur le poids. Le sucre est métaboliquement nocif car c’est du sucre

Lire aussi : Le lobby du sucre

Pour l'étude, les chercheurs ont recruté des enfants âgés de 8 à 18 ans qui étaient obèses et avaient au moins un autre problème métabolique chronique, comme l'hypertension artérielle, le taux de cholestérol élevé ou des signes de résistance à l'insuline. L'étude concernait les enfants noirs et hispaniques, en raison de leur risque plus élevé de troubles associés au syndrome métabolique, comme l'hypertension artérielle et le diabète de type 2.

Les chercheurs ont fourni aux participants à l'étude neuf jours de nourriture, y compris collations et boissons. Il y avait peu d’aliments renfermant des sucres ajoutés.

Résultats : les enfants ont consommé la même quantité de glucides, mais leur consommation totale de sucre est passée de 28% des calories à 10%. Après seulement neuf jours de ce régime, pratiquement chacun des aspects de la santé métabolique des participants s’est améliorée.

La pression artérielle a commencé à se déplacer vers la normale, et les niveaux de triglycérides et de cholestérol-LDL ont diminué. La glycémie à jeun a diminué de 5 points, et les niveaux d'insuline ont été réduits d’un tiers. «Nous avons pris des enfants malades et nous en avons fait des gosses en bonne santé», dit Lustig. 

L'industrie sucrière en a contesté immédiatement les résultats, assurant que 33 des participants ayant perdu du poids, les bénéfices constatés sont liés à la perte de poids, pas à la diminution du sucre.

L'étude a été publiée en ligne le 27 octobre dans la revue Obesity.

En pratique

Le Dr Robert Lustig explique dans son livre que le sucre perturbe les hormones de la satiété, créant dans le cerveau une "sensation de famine", y compris lorsqu'on vient de manger. Les aliments sucrés devraient être limités : la recommandation actuelle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de faire en sorte qu’un enfant (entre 2 et 18 ans) ne consomme pas plus de 100 calories chaque jour sous forme de sucre libre, soit 25 g. Or, selon nos mesures, dès le petit déjeuner, un aliment céréalier pour enfants apporte 8 à 18 grammes de sucre ajouté. La solution passe par un meilleur choix des produits, en ne faisant pas l'erreur de remplacer le sucre par des édulcorants.

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