Les matières grasses ajoutées

Par Lanutrition.fr Publié le 28/01/2010 Mis à jour le 20/02/2017
Les Français consomment moins d'huile de tournesol et se tournent vers l'huile d'olive.

Repères de consommation : matières grasses ajoutées


Recommandations LaNutrition.fr: 2 à 4 portions par jour

en s’attachant à choisir des graisses de qualité

 

Recommandations PNNS: limiter la consommation


L’utilisation de matières grasses a été évaluée dans le cadre du baromètre santé nutrition de l’Inpes à partir de trois indicateurs : les matières grasses habituellement utilisées pour la vinaigrette, celles habituellement utilisées pour la cuisson des aliments, et les matières grasses présentes habituellement sur la table.

Que ce soit pour la vinaigrette ou la cuisson, on observe une diminution forte et continue entre 1996 et 2008 du pourcentage de personnes déclarant utiliser des matières grasses traditionnelles, à savoir :

– l’huile de tournesol, qui passe pour la vinaigrette de 50,6 % en 1996 à 31,7 % en 2002, puis à 19,9 % en 2008, et pour la cuisson de 20,4 % à 14,4 %, puis à 10,3 % ;

– le beurre ordinaire, qui passe pour la cuisson de 27,7 % en 1996 à 24,5 % en 2002, puis à 19,1 % en 2008 ;

– la margarine ordinaire et au tournesol, qui diminue de façon linéaire de 13,2 % à 8,5 % entre 1996 et 2008 pour la margarine ordinaire, et de 9,9 % à 3,5 % pour la margarine au tournesol.

Ce déclin des matières grasses traditionnelles se fait au profit de l’huile d’olive (et, dans une moindre mesure, de l’huile de colza) et de mélanges de matières grasses :

– concernant l’huile d’olive, le pourcentage de personnes l’utilisant pour préparer la vinaigrette passe de 19,8 % en 1996 à 37,3 % en 2002, puis à 44,8 % en 2008 et, pour la cuisson, de 5,5 % à 15,9 %, puis à 21,5 % ; les mélanges de matières grasses pour la cuisson concernaient 4,0 % des individus interrogés en 1996 versus 10,4 % en 2008 et, pour la vinaigrette, les mélanges de plusieurs huiles, habituellement utilisés par 3,7 % des individus en 1996, passent à 12,2 % en 2008.

Entre 2002 et 2008, parmi les 12-75 ans, le pourcentage de personnes mettant habituellement des matières grasses sur la table a diminué. La baisse la plus importante concerne la mayonnaise (passant de 23,8 % à 14,5 % ; p<0,001), puis le beurre (passant de 20,7 % à 15,1 % ; p<0,01).

Source : Escalon H., Bossard C., Beck F. dir. Baromètre santé nutrition 2008.

Saint-Denis, coll. Baromètres santé, 2009 : 424 p.

 

Mieux vaut être diplômé et habiter dans le Sud

Selon une étude publiée en 2005 dans les Cahiers de Nutrition et de Diététique et menée à partir des données de la cohorte Su-Vi-Max, la consommation de matière grasse d’origine animale et de margarine serait inversement associée au niveau d’étude des Français alors que la consommation d’huile riches en AGMI augmenterait quand le niveau de formation augmente. La consommation de matières grasses d’origine animale serait par ailleurs plus importante dans l’Ouest et dans le Nord de la France et moins importante sur la côte méditerranéenne. Un gradient inverse est constaté pour les huiles riches en AGPI et AGMI entre d’une part le Sud-Ouest et la région Méditerranée et d’autre part la région Nord. Ces tendances de consommation sont superposables au gradient Nord-Sud de la mortalité cardiovasculaire en France.

Pour être sûrs de choisir les meilleurs produits, lisez aussi nos articles consacrés aux margarines et aux huiles pour l'assaisonnement et la cuisson qui vous donne les marques à privilégier.

 

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