Cancer, arthrose, glycémie… Le brocoli présente de nombreux atouts santé notamment grâce à une molécule, le sulforaphane.
Cru, en gratin, en velouté ou bien rôti, le chou-fleur peut être consommé de nombreuses manières. Réputé pour ses propriétés anti-cancer, il est une bonne source de vitamines, fibres et antioxydants. Quelques astuces pour le préparer vous permettront de profiter au mieux de ses bienfaits.
Le chou-fleur appartient à la famille des Brassicacées (crucifères), et plus particulièrement à celle des choux Brassica oleracea comme le chou de Bruxelles, le brocoli ou encore le chou kale. À l’instar des autres choux, le chou-fleur descend probablement d’un chou sauvage Brassica cretica (1), une espèce endémique des régions situées autour de la mer Égée. Selon les scientifiques, la domestication du chou-fleur daterait d’environ 2500 ans et il est probable qu’il dérive directement du brocoli.
En France, le chou-fleur est essentiellement cultivé en Bretagne. Il est le plus souvent de couleur blanc-crème mais certains sont orange en raison d’une accumulation de β-carotène, provoquée par une mutation génétique (2), dans les tissus normalement blancs de la plante. Le chou-fleur peut également être violet en raison de la présence d’anthocyanines, des antioxydants puissants, ou encore vert, une couleur qu’il doit à la présence de chlorophylle.
Source de vitamines C et K mais également de vitamine B9 (folates), le chou-fleur est un légume peu calorique avec un index glycémique (IG) bas. Il constitue également une bonne source de fibres, de minéraux, particulièrement de potassium, et d’antioxydants.
L’un des principaux atouts nutritionnels du chou-fleur réside dans la présence de glucosinolates.
La dégradation de ces composés produit entre autres des isothiocyanates (notamment le sulforaphane), des molécules bioactives qui ont des effets biologiques intéressants pour la santé : élimination des toxiques, effets anti-inflammatoires et antioxydants, propriétés anti-cancer.
Pour que les glucosinolates du chou-fleur puissent se transformer en isothiocyanates, ils doivent entrer en contact avec une enzyme également présente dans le légume, la myrosinase. Cette « rencontre » intervient lors de la transformation physique du chou-fleur, lors du découpage ou de la mastication.
Sa faible teneur en calories et son index glycémique bas font du chou-fleur un légume particulièrement adapté dans le cadre d’une alimentation hypocalorique ou low carb.
Le chou-fleur apporte une quantité de choline tout à fait intéressante, notamment pour les personnes qui ont une alimentation végétale. La choline est considérée comme un nutriment essentiel, une sorte de « quasi-vitamine », que le corps fabrique en petite quantité, mais insuffisante. Les apports alimentaires sont donc indispensables. Elle est particulièrement importante pendant la grossesse. C’est un élément essentiel à la membrane des cellules et à la production d’acétylcholine, un neurotransmetteur important pour la mémoire notamment. Une étude récente montre que les personnes qui ont des apports plus élevés en choline ont de meilleures performances cognitives et un plus faible risque de démence que les personnes qui en consomment moins (3).
Le chou-fleur est un allié de votre santé hépatique, grâce à la choline qu’il contient. Des études suggèrent que des apports suffisants en choline pourraient jouer un rôle préventif dans le développement (4) et l’évolution de la maladie du foie gras. La choline permet en effet de lutter contre l’accumulation de graisses dans le foie.
C’est grâce au sulforaphane qu’il contient que le chou-fleur pourrait jouer un rôle préventif vis-à-vis du cancer. En effet, le sulforaphane en stimulant la production d’enzymes de détoxification de phase II, aide l’organisme à se défendre contre les dégâts du stress oxydant, notamment au niveau de l’ADN. De plus, le sulforaphane favorise l’apoptose (mort cellulaire) des cellules tumorales (5) et l’inactivation de composés cancérigènes. Des résultats expérimentaux montrent que le sulforaphane, extrait du chou-fleur, pourrait ralentir le développement du cancer du sein (6). De même, la consommation de chou-fleur pourrait jouer un rôle protecteur vis-à-vis du cancer colorectal (7). Les effets bénéfiques de la consommation des crucifères, dont fait partie le chou-fleur, sur le risque de cancer ont fait l’objet de nombreuses études (8, 9, 10).
Le chou-fleur est une bonne source de potassium qui contribue à réguler la pression artérielle et permettrait de réduire le risque d’accident vasculaire cérébral, selon les résultats de plusieurs études scientifiques (11). Parmi les légumes, les crucifères – et donc le chou-fleur – font partie de ceux qui confèrent les plus grands bénéfices à la santé cardiovasculaire (12, 13). Le chou-fleur, grâce à son index glycémique bas et à sa teneur en sulforaphane (14), a un effet bénéfique sur la glycémie. Les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires du sulforaphane contenu dans le chou-fleur sont également un atout pour la santé cardiovasculaire (15).

La façon de préparer le chou-fleur est déterminante, elle influe sur les bénéfices santé du légume que vous allez consommer. Comme nous venons de le voir, le principal atout du chou-fleur et des légumes crucifères en général, c’est leur teneur en glucosinolates en tant que précurseurs des isothiocyanates (sulforaphane). Et il s’agit, pour en profiter, d’optimiser leur formation qui dépend de nombreux facteurs dont certains sont liés au mode de préparation et de cuisson.
Pour obtenir le sulforaphane du chou-fleur, la myrosinase doit pouvoir agir. Or, cette enzyme est sensible à la chaleur. Elle agit dès que le chou-fleur est coupé. Il peut être intéressant d’attendre que la réaction se fasse avant de cuire le légume. Plus le légume est coupé petit, plus la myrosinase peut atteindre facilement les glucosinolates. Ensuite, pour ne pas détruire complètement la myrosinase, une cuisson douce et courte est préférable. Quelques minutes à la vapeur sont suffisantes. La cuisson à l’eau doit être évitée, elle est la moins adaptée pour optimiser la teneur en isothiocyanates car elle provoque en plus de la chaleur, une fuite des composés intéressants du chou-fleur dans l’eau de cuisson.
Enfin, sachez que même si la myrosinase est inactivée par la chaleur, les glucosinolates présents (et toujours intacts) après la cuisson restent intéressants pour la santé. Ils peuvent en effet être hydrolysés par le microbiote intestinal au cours de la digestion et ainsi permettre de former des isothiocyanates (16), même si cette transformation est très variable d’un individu à l’autre.
Le chou-fleur se prête à une multitude de recettes ! Vous pouvez le consommer cru, par exemple à l’apéritif en le trempant dans des dips (houmous, sauce au yaourt…), ou en taboulé.
Cuit à la vapeur, il peut s’accompagner d’une béchamel ou d’une vinaigrette. Mais vous pouvez également le mixer en purée. Autre possibilité : rôtir le chou-fleur au four, entier ou en fleurettes, avec des épices.
Enfin, le chou-fleur peut être utilisé comme base de pâte à pizza (parfait pour une alimentation à IG bas) ou à la façon d’un riz sauté, après l’avoir mixé et fait revenir rapidement dans une poêle.

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 40 minutes
Ingrédients pour une quinzaine de croquettes
Préparation
Faire cuire le chou-fleur à la vapeur pendant une quinzaine de minutes.
Dans un bol, mettre tous les ingrédients puis mixer. Façonner les croquettes puis les disposer sur une plaque de cuisson allant au four, recouverte de papier cuisson ou d’une plaque en silicone.
Faire cuire à 180 °C pendant une vingtaine de minutes, puis les retourner, laisser cuire encore entre 5 et 10 minutes.
Ces croquettes peuvent être servies avec une salade ou pour l’apéritif.
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